La Commission s'est penchée mercredi sur le rapport d'évaluation de la Grèce, le résultat de visites surprises que des experts de la Commission, des Etats membres et de l'agence européenne de surveillance des frontières extérieures Frontex ont menées en novembre à la frontière terrestre entre la Grèce et la Turquie et sur une série d'îles grecques, comme Chios et Samos.

Bien que les experts reconnaissent que les autorités grecques sont fortement sous pression avec l'arrivée en 2015 de 800.000 migrants, le rapport affirme que l'identification et l'enregistrement des réfugiés entrants n'était pas efficace. Les empreintes digitales n'étaient pas enregistrées systématiquement dans le système et l'authenticité des documents de voyage n'était pas systématiquement vérifiée via des bases de données telles que le système d'information Schengen (SIS) et celle d'Europol.

"Graves lacunes"

"Il ressort du rapport qu'il y a de graves lacunes dans la façon dont la Grèce gère les frontières extérieures. Depuis, la Grèce a pris des mesures pour se conformer aux règles de Schengen, mais des efforts considérables sont encore nécessaires en matière d'accueil, d'enregistrement, de relocalisation et de retour des migrants, si on veut que Schengen fonctionne à nouveau normalement, sans contrôle aux frontières intérieures", a expliqué le commissaire européen aux Affaires intérieures et à la migration, Dimitris Avramopoulos, lors d'une conférence de presse.

Depuis novembre, date de la visite des experts à la frontière terrestre turco-grecque et sur plusieurs îles, "la Grèce a entrepris des efforts pour rectifier" la situation, a reconnu M. Avramopoulos dans un communiqué. Mais "des améliorations significatives sont nécessaires" afin de "permettre un retour à la normale dans le fonctionnement de l'espace Schengen, sans contrôles aux frontières intérieures", a-t-il ajouté.

Trois mois pour rectifier le tir

La Grèce aura trois mois pour prendre des mesures correctrices, à défaut de quoi la Commission pourrait autoriser les Etats membres à prolonger pendant encore maximum deux ans les contrôles aux frontières intérieures, rétablis ces derniers mois par certains pays débordés par les arrivées massives de migrants. Ces rétablissements provisoires de contrôles dans la zone de libre-circulation Schengen sont limités à six mois en temps normal.

Actuellement, six Etats membres de Schengen (sur 26) ont rétabli des contrôles provisoires, comme ils en ont le droit de manière exceptionnelle, sans fermer pour autant leurs frontières. Cinq (l'Allemagne, l'Autriche, la Suède, le Danemark et la Norvège) l'ont fait dans l'espoir de mieux contrôler les flux de migrants, et un (la France) en réaction à la menace terroriste.

La Commission s'est penchée mercredi sur le rapport d'évaluation de la Grèce, le résultat de visites surprises que des experts de la Commission, des Etats membres et de l'agence européenne de surveillance des frontières extérieures Frontex ont menées en novembre à la frontière terrestre entre la Grèce et la Turquie et sur une série d'îles grecques, comme Chios et Samos. Bien que les experts reconnaissent que les autorités grecques sont fortement sous pression avec l'arrivée en 2015 de 800.000 migrants, le rapport affirme que l'identification et l'enregistrement des réfugiés entrants n'était pas efficace. Les empreintes digitales n'étaient pas enregistrées systématiquement dans le système et l'authenticité des documents de voyage n'était pas systématiquement vérifiée via des bases de données telles que le système d'information Schengen (SIS) et celle d'Europol. "Graves lacunes""Il ressort du rapport qu'il y a de graves lacunes dans la façon dont la Grèce gère les frontières extérieures. Depuis, la Grèce a pris des mesures pour se conformer aux règles de Schengen, mais des efforts considérables sont encore nécessaires en matière d'accueil, d'enregistrement, de relocalisation et de retour des migrants, si on veut que Schengen fonctionne à nouveau normalement, sans contrôle aux frontières intérieures", a expliqué le commissaire européen aux Affaires intérieures et à la migration, Dimitris Avramopoulos, lors d'une conférence de presse. Depuis novembre, date de la visite des experts à la frontière terrestre turco-grecque et sur plusieurs îles, "la Grèce a entrepris des efforts pour rectifier" la situation, a reconnu M. Avramopoulos dans un communiqué. Mais "des améliorations significatives sont nécessaires" afin de "permettre un retour à la normale dans le fonctionnement de l'espace Schengen, sans contrôles aux frontières intérieures", a-t-il ajouté.Trois mois pour rectifier le tirLa Grèce aura trois mois pour prendre des mesures correctrices, à défaut de quoi la Commission pourrait autoriser les Etats membres à prolonger pendant encore maximum deux ans les contrôles aux frontières intérieures, rétablis ces derniers mois par certains pays débordés par les arrivées massives de migrants. Ces rétablissements provisoires de contrôles dans la zone de libre-circulation Schengen sont limités à six mois en temps normal. Actuellement, six Etats membres de Schengen (sur 26) ont rétabli des contrôles provisoires, comme ils en ont le droit de manière exceptionnelle, sans fermer pour autant leurs frontières. Cinq (l'Allemagne, l'Autriche, la Suède, le Danemark et la Norvège) l'ont fait dans l'espoir de mieux contrôler les flux de migrants, et un (la France) en réaction à la menace terroriste.