L'état-major a indiqué que ces projectiles avaient été tirés depuis les environs de Tongchon, une ville de la province de Kangwon, située dans le sud-est de la Corée du Nord, et étaient tombés dans la mer de l'Est, également appelée mer du Japon.

"L'armée observe la situation pour le cas où il y aurait d'autres lancements", a ajouté l'état-major sud-coréen.

Il s'agit du sixième lancement de ce genre depuis la fin juillet. Le dirigeant nord-coréen Kim Jong Un a déclaré début août que ces tirs constituaient "un avertissement solennel" adressé à la Corée du Nord et aux Etats-Unis en raison des manoeuvres militaires conjointes menées par ces deux pays, manoeuvres que Pyongyang réprouve.

La Commission pour la Réunification pacifique du Pays, une institution du pouvoir nord-coréen, a annoncé vendredi dans un communiqué qu'il rejetait des déclarations faites jeudi par le président sud-coréen Moon Jae-in. Dans un discours prononcé à l'occasion de l'anniversaire de la libération de la Corée de l'occupation japonaise (1910-1945), M. Moon avait déclaré que son objectif était d'"atteindre la paix et l'unification d'ici 2045", bien que le mandat présidentiel unique auquel il a été élu se termine en 2022.

Le communiqué nord-coréen a accusé Séoul d'être responsable du gel actuel des discussions intercoréennes et de la non-application de "la déclaration historique de Panmunjom". Cette déclaration avait été adoptée lors d'une rencontre impromptue de M. Kim avec le président des Etats-Unis Donald Trump à Panmunjom, dans la Zone démilitarisée (DMZ) qui sépare les deux Corées. Les deux hommes avaient alors décidé la reprise prochaine des discussions sur l'arsenal nucléaire nord-coréen, mais cette annonce ne s'est pas concrétisée jusqu'à présent.

La Corée du Nord a exclu dans le communiqué publié vendredi une reprise prochaine des pourparlers avec la Corée du Sud. "Nous n'avons plus rien à discuter avec les autorités sud-coréennes et nous n'avons aucune intention de nous réunir de nouveau avec elles", déclare le document.