Des drones qui survolent les airs en imitant le mouvement des oiseaux pour mieux fliquer la population ? Bienvenu en Chine où les autorités du Céleste-Empire ont fièrement exposé leur nouvelle trouvaille technologique. Des drones oiseaux de 50 centimètres et de moins de 200 grammes imitent les battements d'ailes d'une colombe, grâce à un système robotisé.

Ce programme, baptisé "code Dove", ou ''code colombe'' en français, a été mis en place par Song Bifeng, un scientifique de l'université polytechnique du Nord-ouest de la Chine. Il s'agit ''du seul microdrone capable de mener une mission de manière autonome", a déclaré le professeur. En effet, les robots volants sont équipés de caméras HD, de GPS, d'un système de contrôle de vol, et d'une liaison satellite pour assurer les communications avec une autonomie de 30 minutes à 40 km/heure. Mais le but de la manoeuvre n'est clairement pas l'avancée technologique. En réalité, pour le gouvernement chinois, il est bien question de contrôle de masse.

Ces dernières années, pas moins d'une trentaine d'agences gouvernementales et militaires ont eu recours à ces drones dans cinq provinces. L'une d'entre elles est particulièrement ciblée, rapporte le South China Morning Post. Il s'agit du Xinjang, une région indépendante ayant des aspérités séparatistes. Plusieurs technologies de surveillance de masse avaient d'ailleurs déjà été utilisées auparavant dans cette région avec un budget de plusieurs millions de dollars.

Punir les opposants au régime

La surveillance par reconnaissance faciale est une pratique courante en Chine. La République populaire prévoit même, d'ici 2020, la mise en place d'un système de score attribué à chaque citoyen. Il s'agit d'une note personnelle pour les 1,4 milliard de chinois, qui évaluera le comportement de chacun. Mais les critères qui détermineront si un citoyen est bon ou pas ne se baseront pas uniquement sur des comportements criminels. Pour mener la population à la baguette, le gouvernement chinois veut aussi contrôler les citoyens ''moyens". Ainsi, des comportements tels que l'achat de produits fabriqués dans d'autres pays que la Chine ou même le fait de trop jouer à des jeux vidéo seront sanctionnés. Les réprimandent pourront aller de l'interdiction d'acheter un billet d'avion, de louer une maison, ou d'obtenir un prêt, à l'interdiction de bénéficier d'un accès internet. L'objectif caché étant , on peut le croire, de punir les citoyens jugés trop infidèles au gouvernement communiste en place.

Félicia Mauro

Des drones qui survolent les airs en imitant le mouvement des oiseaux pour mieux fliquer la population ? Bienvenu en Chine où les autorités du Céleste-Empire ont fièrement exposé leur nouvelle trouvaille technologique. Des drones oiseaux de 50 centimètres et de moins de 200 grammes imitent les battements d'ailes d'une colombe, grâce à un système robotisé.Ce programme, baptisé "code Dove", ou ''code colombe'' en français, a été mis en place par Song Bifeng, un scientifique de l'université polytechnique du Nord-ouest de la Chine. Il s'agit ''du seul microdrone capable de mener une mission de manière autonome", a déclaré le professeur. En effet, les robots volants sont équipés de caméras HD, de GPS, d'un système de contrôle de vol, et d'une liaison satellite pour assurer les communications avec une autonomie de 30 minutes à 40 km/heure. Mais le but de la manoeuvre n'est clairement pas l'avancée technologique. En réalité, pour le gouvernement chinois, il est bien question de contrôle de masse.Ces dernières années, pas moins d'une trentaine d'agences gouvernementales et militaires ont eu recours à ces drones dans cinq provinces. L'une d'entre elles est particulièrement ciblée, rapporte le South China Morning Post. Il s'agit du Xinjang, une région indépendante ayant des aspérités séparatistes. Plusieurs technologies de surveillance de masse avaient d'ailleurs déjà été utilisées auparavant dans cette région avec un budget de plusieurs millions de dollars.Punir les opposants au régimeLa surveillance par reconnaissance faciale est une pratique courante en Chine. La République populaire prévoit même, d'ici 2020, la mise en place d'un système de score attribué à chaque citoyen. Il s'agit d'une note personnelle pour les 1,4 milliard de chinois, qui évaluera le comportement de chacun. Mais les critères qui détermineront si un citoyen est bon ou pas ne se baseront pas uniquement sur des comportements criminels. Pour mener la population à la baguette, le gouvernement chinois veut aussi contrôler les citoyens ''moyens". Ainsi, des comportements tels que l'achat de produits fabriqués dans d'autres pays que la Chine ou même le fait de trop jouer à des jeux vidéo seront sanctionnés. Les réprimandent pourront aller de l'interdiction d'acheter un billet d'avion, de louer une maison, ou d'obtenir un prêt, à l'interdiction de bénéficier d'un accès internet. L'objectif caché étant , on peut le croire, de punir les citoyens jugés trop infidèles au gouvernement communiste en place.Félicia Mauro