Et rapidement en raison de l'urgence due à la situation humanitaire et sécuritaire dans les camps de réfugiés et leurs sections de détention installés dans le nord-est de la Syrie, ont souligné plusieurs d'entre eux lors d'une audition devant la commission des relations extérieures de la Chambre.

"Soixante-neuf enfants sont en danger de mort et cinq sont décédés", a résumé le délégué général de la Communauté française aux droits de l'enfant, Bernard Devos, rejoint par son homologue néerlandophone, Caroline Vrijens.

Le gouvernement fédéral a décidé fin 2017 d'aider au rapatriement des enfants de moins de 10 ans, dès lors qu'une demande est formulée par un membre de la famille resté en Belgique, et d'examiner la situation au cas par cas pour les enfants de plus de 10 ans.

"Une décision qui peut être prise en affaires courantes"

"La Belgique doit faire ce qu'elle a dit" et rapatrier les enfants belges localisés dans les camps sur ce territoire, a lancé devant les parlementaires la directrice générale de Child Focus, Heidi De Pauw, en expliquant que tous ceux qui sont localisés ont moins de 10 ans mais que Child Focus n'avait "aucun signe de vie" pour une centaine d'autres.

"C'est une décision qui peut être exécutée en affaires courantes", a-t-elle ajouté se demandant si les responsables politiques auront "cinq minutes de courage politique".

Plus tôt dans la journée, le ministre de la Défense - et des Affaires étrangères - Didier Reynders (MR) avait indiqué que le rapatriement de cinq enfants et d'une jeune majeure en juin dernier avait coûté 44.920 euros à son département. Il a également souligné devant la commission de la défense que plus aucun autre rapatriement n'était actuellement prévu.