Cette décision sera signifiée à l'ambassadeur russe en Belgique dans les 48 heures. La personne concernée aura 14 jours pour quitter le territoire. Le gouvernement fédéral se place dans le sillage d'autres pays européens qui ont pris cette décision à la suite de l'empoisonnement d'un ex-espion russe et de sa fille en Grande-Bretagne.

Lors du conseil européen de la semaine passée, les Etats-membres ont convenu que l'Union européenne rappellerait son ambassadeur accrédité à Moscou pour consultations. Il leur était également libre de prendre des mesures additionnelles.

Lundi et mardi, 15 Etats-membres ont annoncé qu'ils emboîtaient le pas à la Grande-Bretagne et expulsaient à leur tour des diplomates russes. Parmi eux, la France, l'Allemagne, les Pays-Bas, l'Italie, la Pologne, la Suède et les pays baltes.

"Après s'être coordonnée avec ses partenaires de l'Union européenne et de l'Organisation du Traité Atlantique Nord, la Belgique a décidé de procéder au renvoi d'un membre du personnel diplomatique de la mission russe accréditée auprès du Royaume de Belgique. Compte tenu de la gravité des événements de Salisbury (où a eu lieu l'empoisonnement, ndlr) et de la haute probabilité de l'implication de la Russie dans cette attaque, nous considérons que cette mesure est pleinement justifiée", indique le communiqué.

L'Organisation du Traité de l'Atlantique Nord (OTAN) a également décidé de prendre des sanctions. Le secrétaire-général, Jens Stoltenberg, a annoncé mardi après-midi que l'Organisation retirait l'accréditation de sept membres de la mission russe et refusait l'accréditation demandée pour trois autres. La Belgique abritant les institutions de l'OTAN, il lui appartient de mettre en oeuvre cette décision, conformément aux accords de siège conclus avec l'Organisation. "La Belgique appliquera loyalement les décisions prises par l'OTAN", précise le communiqué.

Réaction de la Russie à la décision belge

La Russie réagira après la décision de la Belgique d'expulser un diplomate russe, a assuré mardi l'ambassadeur de Russie à Bruxelles, Alexandre Tokovinine, sur les ondes de La Première.

"Nous ne pouvons que le regretter. La Russie va réagir à cette démarche. Nous serons guidés par le principe de réciprocité", a déclaré M. Tokovinine, sans donner plus de précisions. "Cette escalade, ce n'est pas notre choix", a-t-il ajouté, en commentant la succession d'expulsion annoncées par diverses chancelleries dans le monde. Selon lui, les réactions européennes feront perdre du temps à la coopération inévitable entre l'Union européenne et la Russie. "Nous sommes contraints de vivre ensemble sur le continent européen", a-t-il fait remarquer. L'ambassadeur a répété les dénégations de son pays à propos de l'empoisonnement d'un ex-espion russe et de sa fille à Salisbury en Grande Bretagne. "La Russie n'a rien à voir avec cette affaire Skripal. Aucune preuve de l'implication russe n'a été fournie", a-t-il dit.

La décision de la Belgique intervient alors que les relations entre la Belgique et la Russie semblaient se réchauffer depuis l'annexion de la Crimée en septembre 2014 et les sanctions européennes qui ont suivi. Le Premier ministre s'était rendu au mois de janvier à Moscou où il avait rencontré son homologue Dmitri Medvedev et le président Vladimir Poutine. Une dizaine de jours plus tard, le ministre des Affaires étrangères était reçu par son homologue Sergueï Lavrov et le vice-premier ministre Dimitri Rogozin à l'occasion de la réunion bisannuelle de la commission économique mixte russo-belgo-luxembourgeoise. "La Belgique continue de plaider pour un dialogue franc et ouvert avec la Russie sur les sujets d'intérêts communs", dit le communiqué de M. Michel.

La Belgique demande également que la lumière soit faite sur l'affaire de l'empoisonnement et appelle au respect de la convention sur l'interdiction des armes chimiques.

Cette décision sera signifiée à l'ambassadeur russe en Belgique dans les 48 heures. La personne concernée aura 14 jours pour quitter le territoire. Le gouvernement fédéral se place dans le sillage d'autres pays européens qui ont pris cette décision à la suite de l'empoisonnement d'un ex-espion russe et de sa fille en Grande-Bretagne. Lors du conseil européen de la semaine passée, les Etats-membres ont convenu que l'Union européenne rappellerait son ambassadeur accrédité à Moscou pour consultations. Il leur était également libre de prendre des mesures additionnelles. Lundi et mardi, 15 Etats-membres ont annoncé qu'ils emboîtaient le pas à la Grande-Bretagne et expulsaient à leur tour des diplomates russes. Parmi eux, la France, l'Allemagne, les Pays-Bas, l'Italie, la Pologne, la Suède et les pays baltes."Après s'être coordonnée avec ses partenaires de l'Union européenne et de l'Organisation du Traité Atlantique Nord, la Belgique a décidé de procéder au renvoi d'un membre du personnel diplomatique de la mission russe accréditée auprès du Royaume de Belgique. Compte tenu de la gravité des événements de Salisbury (où a eu lieu l'empoisonnement, ndlr) et de la haute probabilité de l'implication de la Russie dans cette attaque, nous considérons que cette mesure est pleinement justifiée", indique le communiqué. L'Organisation du Traité de l'Atlantique Nord (OTAN) a également décidé de prendre des sanctions. Le secrétaire-général, Jens Stoltenberg, a annoncé mardi après-midi que l'Organisation retirait l'accréditation de sept membres de la mission russe et refusait l'accréditation demandée pour trois autres. La Belgique abritant les institutions de l'OTAN, il lui appartient de mettre en oeuvre cette décision, conformément aux accords de siège conclus avec l'Organisation. "La Belgique appliquera loyalement les décisions prises par l'OTAN", précise le communiqué. Réaction de la Russie à la décision belgeLa Russie réagira après la décision de la Belgique d'expulser un diplomate russe, a assuré mardi l'ambassadeur de Russie à Bruxelles, Alexandre Tokovinine, sur les ondes de La Première."Nous ne pouvons que le regretter. La Russie va réagir à cette démarche. Nous serons guidés par le principe de réciprocité", a déclaré M. Tokovinine, sans donner plus de précisions. "Cette escalade, ce n'est pas notre choix", a-t-il ajouté, en commentant la succession d'expulsion annoncées par diverses chancelleries dans le monde. Selon lui, les réactions européennes feront perdre du temps à la coopération inévitable entre l'Union européenne et la Russie. "Nous sommes contraints de vivre ensemble sur le continent européen", a-t-il fait remarquer. L'ambassadeur a répété les dénégations de son pays à propos de l'empoisonnement d'un ex-espion russe et de sa fille à Salisbury en Grande Bretagne. "La Russie n'a rien à voir avec cette affaire Skripal. Aucune preuve de l'implication russe n'a été fournie", a-t-il dit.La décision de la Belgique intervient alors que les relations entre la Belgique et la Russie semblaient se réchauffer depuis l'annexion de la Crimée en septembre 2014 et les sanctions européennes qui ont suivi. Le Premier ministre s'était rendu au mois de janvier à Moscou où il avait rencontré son homologue Dmitri Medvedev et le président Vladimir Poutine. Une dizaine de jours plus tard, le ministre des Affaires étrangères était reçu par son homologue Sergueï Lavrov et le vice-premier ministre Dimitri Rogozin à l'occasion de la réunion bisannuelle de la commission économique mixte russo-belgo-luxembourgeoise. "La Belgique continue de plaider pour un dialogue franc et ouvert avec la Russie sur les sujets d'intérêts communs", dit le communiqué de M. Michel. La Belgique demande également que la lumière soit faite sur l'affaire de l'empoisonnement et appelle au respect de la convention sur l'interdiction des armes chimiques.