L'affiche, très alléchante, a attiré la foule en ce matin du 25 juin. Cette " discussion au coin du feu " à l'auditorium Smolarz de l'université de Tel-Aviv, la plus importante du pays, va pourtant vite refroidir l'assistance. Mike Rogers, l'ex-responsable américain de la plus puissante agence de renseignement électronique au monde, la NSA, discute sur scène avec Nadav Zafrir, son ancien homologue israélien, hier directeur de l'Unité 8200, aujourd'hui à la tête du groupe de réflexion Team8. L'échange s'oriente rapidement sur les cyberattaques lancées par Washington contre Téhéran en représailles à la destruction d'un drone américain, information rendue publique deux jours plus tôt. Soudain, les lumières s'éteignent, plongeant les spectateurs et les prestigieux intervenants dans le noir. Les microphones ne fonctionnent plus. Les images projetées à l'arrière-plan cessent d'être diffusées. Derrière les rires des délégations étrangères venues assister au salon Cyber Week, une même question : vient-on d'assister à une offensive informatique ? " Quelle que soit la personne à l'origine de cela, je l'embauche tout de suite ", lance, goguenard, l'animateur pour tenter de détendre l'atmosphère.
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