Selon un rapport de l'organisation des Nations unies pour l'éducation, la science et la culture, dénonçant cette impunité, 1.109 journalistes ont été assassinés au cours de cette période.

En outre, ces crimes ont bondi de 18% entre 2014 et 2018 par rapport aux cinq années précédentes, résume le communiqué.

"La région des États arabes a été la plus meurtrière pour la presse (30% des assassinats dans le monde), suivie par l'Amérique latine et les Caraïbes (26%) et l'Asie-Pacifique (24%)", est-il précisé.

Le rapport est publié dans le cadre de la Journée internationale de la fin de l'impunité pour les crimes commis contre les journalistes, samedi.

"Cette année, le 2 novembre, la Journée internationale de la fin de l'impunité pour les crimes commis contre des journalistes sera centrée sur les journalistes locaux. Avec la campagne #KeepTruthAlive, il s'agira de remettre en cause l'idée que les assassinats ne se produisent que bien loin de l'oeil du public, et visent principalement les correspondants étrangers en zone de guerre", souligne la directrice générale de l'Unesco Audrey Azoulay dans un message pour cette journée.

"Lumière sera faite sur les journalistes locaux travaillant sur les questions de corruption et de politique en dehors des situations de conflit, qui ont représenté 93 % des décès de journalistes de ces dix dernières années", ajoute-t-elle.

Séminaires au Mexique et en Ouganda, exposition de dessins de presse au siège de l'ONU à New York, qui rend hommage à la mémoire des journalistes français Ghislaine Dupont et Claude Verlon assassinés au Mali le 2 novembre 2013 : des commémorations ou événements sont prévus dans une vingtaine de pays à cette occasion.