"J'ai connu un Belge. Il se faisait appeler Abou Souleiman al-Belgiki. C'était un coupeur de tête. Il était avec George al-Britani. Ils imposaient aux habitants d'assister aux exécutions", raconte le conseiller et avocat Ibrahim al-Faraj. Selon lui, "la première fois, il y a eu 87 exécutions d'un coup, puis 17, puis 5 ou 6, cela dépendait".

Ces révélations remontent à la semaine dernière, lors d'une rencontre entre les élus de Raqqa, le député fédéral Georges Dallemagne (cdH) et le président de l'association des victimes du terrorisme V-Europe, Philippe Van Steenkiste.

Jusqu'ici, les services de police ou de renseignement n'ont jamais eu vent de la participation d'un Belge à des exécutions publiques à Raqqa, rapporte dimanche La Libre Belgique.

Afin d'identifier les bourreaux, "il faut que la justice belge vienne ici. Nous sommes prêts à coopérer", ajoute le conseiller al-Faraj.

Il en va de même pour deux femmes embrigadées dans la police religieuse de l'EI sous les alias "Amara al-Belgikia" et "Oum Issa al-Belgikia".