"Je peux confirmer que nous allons signer un contrat pour la mise à niveau et la modernisation de la flotte d'AWACS", a-t-il affirmé avant une réunion des ministres des Affaires étrangères des 29 pays alliés au siège bruxellois de l'Otan. M. Stoltenberg a précise que le montant de ce contrat s'élèverait à un milliard de dollars. "Cela reflète l'importance de moderniser nos capacités communes, comme la flote des AWACS", a-t-il ajouté. L'Otan possède en propre quatorze E-3 AWACS - un dérivé du Boeing 707 équipés d'une grande antenne rotative montée sur le dessus du fuselage -, sur les dix-huit achetés dans les années 1970.

Ces appareils, basés à Geilenkirchen (ouest de l'Allemagne), sont capables de surveiller un vaste espace aérien et de guider, le cas échéant, des raids menés par des avions de combat. Ces appareils sont servis par des équipages multinationaux. Une quarantaine de Belges - dont des membres du personnel navigant - sont stationnés à Geilenkirchen. Les avions-radars E-3A ont participé depuis le début des années 1980 à de nombreuses opérations de l'Otan (Kosovo, Afghanistan, Libye, ...) et assurent régulièrement la protection d'événements importants, comme des réunions internationales, voire les Jeux Olympiques.

Ils sont actuellement engagés dans les "mesures de réassurance" décidées en 2014 par l'Otan en faveur de ses alliés est-européens inquiets des conséquences de la crise ukrainienne ainsi que depuis peu en appui de la coalition internationale dirigée par les Etats-Unis contre le groupe Etat islamique (EI). Plusieurs alliés (les Etats-Unis, la Grande-Bretagne et la France) disposent en outre de leurs propres AWACS, qui subissent également des mises à jour régulières.

Le directeur général de l'Agence de gestion du programme du système aéroporté de détection lointaine et de contrôle de l'Otan (NAPMA), le général allemand Michael Gschossmann, a proposé en juin dernier de les remplacer rapidement par des Boeing E-7 Wedgetail, déjà en service en Turquie et commandés par le Royaume-Uni.