Depuis le génocide des Tutsis au Rwanda en 1994, le rôle de la France auprès du gouvernement mis en place à Kigali après l'assassinat du président Habyarimana, le 6 avril, et le début des massacres suscite des interrogations. A l'époque officier au sein de l'armée française, Guillaume Ancel, dans son livre-témoignage Rwanda, la fin du silence (1), démonte la version officielle d'une opération Turquoise (20 juin - mi-août) à finalité strictement humanitaire et affirme qu'elle avait aussi pour objectif de remettre en place le gouvernement extrémiste hutu allié de la France. Deux faits appuient sa thèse. L'auteur dit avoir reçu un ordre préparatoire à un raid terrestre ...