Cet appel rejoint celui de l'Organisation mondiale de la santé qui dénonce l'inégalité vaccinale privant les pays les plus démunis de vaccins anti-Covid, tandis que les pays riches cherchent à vacciner une large part de leur population.

Si ce partage des vaccins est pour l'OMS une question de solidarité, c'est aussi, souligne l'OMC, un impératif économique.

"Le développement rapide de vaccins efficaces a donné au monde une chance réaliste de stopper cette maladie dans son élan et de relancer l'économie mondiale. Mais cette chance pourrait être gâchée si un grand nombre de pays et de personnes n'ont pas une égalité d'accès aux vaccins", a déclaré la directrice générale de l'OMC, Ngozi Okonjo-Iweala, lors de la présentation des prévisions annuelles du commerce.

Mais alors que de nombreux pays en développement réclament l'abolition des brevets sur les vaccins anti-Covid, la nouvelle patronne de l'OMC, première femme et première Africaine à diriger l'organisation, plaide pour le développement d'accords de "licence volontaire", comme l'a fait AstraZeneca avec le Serum Institute of India en Inde.

"Un déploiement mondial rapide et équitable des vaccins est le meilleur plan de relance dont nous disposons pour une reprise économique forte et durable", a-t-elle affirmé.

Car qui dit vaccination, dit déconfinement et donc relance économique.

- Covid, "plus grave menace" -

Selon les estimations de l'OMC, le commerce mondial de marchandises devrait progresser légèrement plus fortement que prévu cette année, mais ce rythme d'expansion ne permettra toutefois pas le retour à la situation d'avant la pandémie.

Selon les nouvelles estimations de l'OMC, les échanges commerciaux internationaux en volume devraient augmenter de 8,0% en 2021 - alors qu'elle tablait auparavant sur un rebond de 7,2%, poursuivant ainsi leur redressement après l'effondrement dû à la pandémie de Covid-19 qui leur a fait toucher le fond au deuxième trimestre de l'an dernier. La croissance des échanges devrait ensuite ralentir à 4,0% en 2022.

Ce rythme d'expansion ne permettra toutefois pas le retour à la situation d'avant la crise sanitaire planétaire.

Toutefois, dans un scénario optimiste, l'accélération de la production et la diffusion des vaccins permettrait d'alléger plus rapidement les mesures anti-Covid, de sorte que le commerce retrouverait la tendance antérieure à la pandémie d'ici au quatrième trimestre de 2021, selon l'OMC.

Le scénario pessimiste - production insuffisante de vaccins et/ou inefficacité des sérums face à de nouveaux variants - tasserait en revanche la progression du commerce international.

Si le Covid représente "la plus grave menace" pour le commerce, l'OMC note que les perspectives sont également assombries par des disparités régionales et par un commerce des services qui reste faible.

- Ever Given -

En 2020, l'impact de la pandémie sur le commerce des marchandises en volume a varié selon les régions, la plupart d'entre elles enregistrant un fort ralentissement de leurs exportations et de leurs importations. La seule exception a été l'Asie, selon l'OMC, avec des volumes d'exportation en hausse de 0,3% et des volumes d'importation en baisse de seulement 1,3%.

Globalement, les échanges commerciaux internationaux ont diminué de 5,3% l'an dernier. Ce recul est inférieur à la baisse de 9,2% figurant dans les prévisions antérieures de l'OMC, qui datent d'octobre.

Ces résultats économiques meilleurs que prévu vers la fin de l'année s'expliquent en partie par l'annonce faite en novembre de nouveaux vaccins contre le Covid-19, qui a contribué à améliorer la confiance des entreprises et des consommateurs.

Par ailleurs, la croissance plus rapide des échanges et de la production au second semestre de 2020 a été favorisée par des interventions gouvernementales de grande ampleur, y compris d'importantes mesures de relance budgétaire aux Etats‑Unis, commente l'OMC.

En outre, poursuit-elle, la gestion efficace de la pandémie a limité l'ampleur de la récession économique en Chine et dans d'autres économies asiatiques, ce qui leur a permis de continuer à importer.

"La vigoureuse reprise du commerce mondial depuis le milieu de l'an dernier a contribué à amortir le choc de la pandémie pour les individus, les entreprises et les économies", a soutenu Mme Ngozi Okonjo-Iweala.

Sur une note également optimiste, elle a souligné que les dégâts financiers causés par l'échouement pendant près d'une semaine de l'Ever Given, un porte-conteneurs géant, en travers du canal de Suez "est le signe que le commerce mondial de marchandises est robuste et que les chaînes d'approvisionnement mondiales ont résisté à la pandémie".

Cet appel rejoint celui de l'Organisation mondiale de la santé qui dénonce l'inégalité vaccinale privant les pays les plus démunis de vaccins anti-Covid, tandis que les pays riches cherchent à vacciner une large part de leur population.Si ce partage des vaccins est pour l'OMS une question de solidarité, c'est aussi, souligne l'OMC, un impératif économique. "Le développement rapide de vaccins efficaces a donné au monde une chance réaliste de stopper cette maladie dans son élan et de relancer l'économie mondiale. Mais cette chance pourrait être gâchée si un grand nombre de pays et de personnes n'ont pas une égalité d'accès aux vaccins", a déclaré la directrice générale de l'OMC, Ngozi Okonjo-Iweala, lors de la présentation des prévisions annuelles du commerce.Mais alors que de nombreux pays en développement réclament l'abolition des brevets sur les vaccins anti-Covid, la nouvelle patronne de l'OMC, première femme et première Africaine à diriger l'organisation, plaide pour le développement d'accords de "licence volontaire", comme l'a fait AstraZeneca avec le Serum Institute of India en Inde."Un déploiement mondial rapide et équitable des vaccins est le meilleur plan de relance dont nous disposons pour une reprise économique forte et durable", a-t-elle affirmé.Car qui dit vaccination, dit déconfinement et donc relance économique.- Covid, "plus grave menace" -Selon les estimations de l'OMC, le commerce mondial de marchandises devrait progresser légèrement plus fortement que prévu cette année, mais ce rythme d'expansion ne permettra toutefois pas le retour à la situation d'avant la pandémie.Selon les nouvelles estimations de l'OMC, les échanges commerciaux internationaux en volume devraient augmenter de 8,0% en 2021 - alors qu'elle tablait auparavant sur un rebond de 7,2%, poursuivant ainsi leur redressement après l'effondrement dû à la pandémie de Covid-19 qui leur a fait toucher le fond au deuxième trimestre de l'an dernier. La croissance des échanges devrait ensuite ralentir à 4,0% en 2022.Ce rythme d'expansion ne permettra toutefois pas le retour à la situation d'avant la crise sanitaire planétaire.Toutefois, dans un scénario optimiste, l'accélération de la production et la diffusion des vaccins permettrait d'alléger plus rapidement les mesures anti-Covid, de sorte que le commerce retrouverait la tendance antérieure à la pandémie d'ici au quatrième trimestre de 2021, selon l'OMC.Le scénario pessimiste - production insuffisante de vaccins et/ou inefficacité des sérums face à de nouveaux variants - tasserait en revanche la progression du commerce international.Si le Covid représente "la plus grave menace" pour le commerce, l'OMC note que les perspectives sont également assombries par des disparités régionales et par un commerce des services qui reste faible.- Ever Given -En 2020, l'impact de la pandémie sur le commerce des marchandises en volume a varié selon les régions, la plupart d'entre elles enregistrant un fort ralentissement de leurs exportations et de leurs importations. La seule exception a été l'Asie, selon l'OMC, avec des volumes d'exportation en hausse de 0,3% et des volumes d'importation en baisse de seulement 1,3%.Globalement, les échanges commerciaux internationaux ont diminué de 5,3% l'an dernier. Ce recul est inférieur à la baisse de 9,2% figurant dans les prévisions antérieures de l'OMC, qui datent d'octobre.Ces résultats économiques meilleurs que prévu vers la fin de l'année s'expliquent en partie par l'annonce faite en novembre de nouveaux vaccins contre le Covid-19, qui a contribué à améliorer la confiance des entreprises et des consommateurs.Par ailleurs, la croissance plus rapide des échanges et de la production au second semestre de 2020 a été favorisée par des interventions gouvernementales de grande ampleur, y compris d'importantes mesures de relance budgétaire aux Etats‑Unis, commente l'OMC. En outre, poursuit-elle, la gestion efficace de la pandémie a limité l'ampleur de la récession économique en Chine et dans d'autres économies asiatiques, ce qui leur a permis de continuer à importer."La vigoureuse reprise du commerce mondial depuis le milieu de l'an dernier a contribué à amortir le choc de la pandémie pour les individus, les entreprises et les économies", a soutenu Mme Ngozi Okonjo-Iweala.Sur une note également optimiste, elle a souligné que les dégâts financiers causés par l'échouement pendant près d'une semaine de l'Ever Given, un porte-conteneurs géant, en travers du canal de Suez "est le signe que le commerce mondial de marchandises est robuste et que les chaînes d'approvisionnement mondiales ont résisté à la pandémie".