Depuis qu'il est en âge de le faire de manière autonome, Benoît Feron (1962, Louvain) parcourt les méridiens en tous sens pour prendre des photos. C'est la passion de cet avocat bruxellois. Voyages, le livre compilant 1 650 clichés (dont un millier en ligne) qu'il publie aujourd'hui et dont il commente certains d'entre pour Le Vif, découle de cette longue histoire mais aussi d'une anecdote plus circonstanciée. Celle-ci...

Depuis qu'il est en âge de le faire de manière autonome, Benoît Feron (1962, Louvain) parcourt les méridiens en tous sens pour prendre des photos. C'est la passion de cet avocat bruxellois. Voyages, le livre compilant 1 650 clichés (dont un millier en ligne) qu'il publie aujourd'hui et dont il commente certains d'entre pour Le Vif, découle de cette longue histoire mais aussi d'une anecdote plus circonstanciée. Celle-ci s'ancre dans les ciels sublimes du printemps 2020, lors du premier confinement. "Régulièrement, je prenais mon vélo en fin de journée pour arpenter les berges du canal de Bruxelles jusqu'au coeur de la ville. Les lumières y sont flamboyantes. Je les immortalisais avec mon boîtier et je publiais de temps en temps ces photos sur les réseaux sociaux", raconte l'intéressé. Dans la foulée de ces parutions, une connaissance lui adresse un message pour signifier combien la lumière et les couleurs des photographies postées l'aident à garder le moral en ces temps de liberté de mouvement restreinte. Vient ensuite novembre 2020, qui assène un deuxième lockdown avec la violence d'un coup porté sur le crâne. Benoît Feron comprend qu'il est de son devoir de faire quelque chose, pour les autres mais aussi pour lui. Il écrit alors ceci sur Facebook et Instagram: "J'ai décidé d'essayer de poster une photo par jour pour alimenter votre quotidien, avec de la couleur, du rêve, de l'inattendu parfois, en puisant parmi mes disques durs et ces milliers de photos prises un peu partout du temps de cette époque où nous pouvions voyager... Pour vous emmener autour de notre Terre." Pendant cent soixante-cinq jours, le photographe amateur tient sa promesse en affichant toute la beauté d'un monde temporairement hors d'atteinte. Comme le note Colette Braeckman dans la préface: "Pour des centaines, des milliers d'internautes, il a ouvert une fenêtre dans la nuit. Un rendez-vous à ne pas manquer, un souffle de vie à capter pour se rappeler que l'ailleurs existe et que des amis encore inconnus nous y attendent." Vrai: Benoît Feron est à n'en pas douter l'un de ces amis qui nous veulent du bien.