L'Inde deviendrait un bon élève de l'écologie mondiale. Qui l'eut cru ? En mai 2014, lorsqu'il est devenu le Premier ministre du deuxième pays le plus peuplé au monde - avec plus de 1,3 milliard d'habitants, Narendra Modi était au coeur de toutes les préoccupations. Certains analystes envisageaient un mandat tourné vers des réformes économiques audacieuses. D'autres pariaient que ce leader de droite nationaliste mènerait une diplomatie tout en muscles. Pris à contrepied, il leur faut maintenant reconnaître que le gouvernement suit une politique écologique au bilan prometteur.

Narendra Modi pourrait devenir un champion du climat mondial. C'est en tout cas ce qu'affirme Quartz India dans un article qui détaille les efforts fournis par "la plus grande démocratie du monde". Ainsi, depuis 2014, le pays connaît une augmentation significative (91%) de sa capacité en énergie renouvelable raccordée au réseau, pour un total de 22,6 Gigawatts. Ce boom s'explique par une forte baisse des prix de mise en place des projets solaires. Mais pas uniquement : Modi a apporté son soutien, via de nouvelles réglementations, à des développeurs privés spécialisés dans l'énergie renouvelable. Pour réussir le pari fou lancé lors de la COP21, le gouvernement y met les moyens. En septembre dernier, comme le signale RFI, la multinationale indienne Adani a ouvert, dans le sud de l'Inde, la plus grande ferme solaire du monde. En huit mois de travaux.

Pour l'instant, l'Inde reste le troisième plus gros émetteur mondial de gaz à effet de serre. Et, le pays dépend encore très largement de son charbon. Le pays détient la cinquième plus grande réserve de charbon au monde. Malgré cela, le secteur de l'électricité produite par les centrales à charbon est en déclin. Et ce notamment grâce aux énergies renouvelables. Cette politique devrait assurer à l'Inde de réduire, avec la Chine, les émissions de carbone dans le monde de 2 à 3 milliards de tonnes d'ici 2030. Et de dépasser ainsi les objectifs fixés à Paris.

L'Inde en patron de l'énergie solaire

Toujours selon Quartz, le gouvernement Modi envisage également de remplacer tous les véhicules par leur version électrique à l'horizon 2030. "L'idée est qu'en 2030, aucune voiture, diesel ou essence, ne soit vendue dans le pays", déclarait en avril le ministre de l'énergie indien, Piyush Goyal. La proposition entraîne son lot de scepticisme, notamment chez les leaders de l'industrie automobile.

Rajoutez à cela le projet UJALA qui a permis de distribuer, partout dans le pays, 238 millions d'ampoules LED afin d'améliorer l'efficacité énergétique au niveau des ménages et d'ainsi diminuer les émissions de tonnes de carbone. Le gouvernement indien a donc essayé de cocher toutes les cases qui permettraient au pays de s'éloigner des combustibles fossiles tout en continuant sa croissance.

En plus de ces efforts domestiques, l'Inde a également fait preuve d'engagement international en créant à l'occasion de la COP21, l'Alliance solaire internationale. Destinée aux 121 pays coincés entre les deux tropiques, ce projet constitue une plateforme de coopération entre les pays développés qui disposent de technologies solaires de pointe et les pays en voie de développement à fort potentiel solaire. Une occasion pour le charismatique leader du BJP, le parti de droite nationaliste indien, de se montrer sur la scène internationale.

Néanmoins, Modi souffre de contestations au sein de son pays à cause de l'utilisation faite des terres et des forêts. La déforestation massive bouleverse l'environnement et le Premier ministre indien a été accusé, pendant ces deux premières années de mandat, de rouler pour l'industrie plutôt que de renforcer les réglementations environnementales. La priorité du gouvernement Modi sera selon Quartz de réussir à trouver l'équilibre entre la croissance industrielle et la nécessité écologique.

Rodrigue Jamin

L'Inde deviendrait un bon élève de l'écologie mondiale. Qui l'eut cru ? En mai 2014, lorsqu'il est devenu le Premier ministre du deuxième pays le plus peuplé au monde - avec plus de 1,3 milliard d'habitants, Narendra Modi était au coeur de toutes les préoccupations. Certains analystes envisageaient un mandat tourné vers des réformes économiques audacieuses. D'autres pariaient que ce leader de droite nationaliste mènerait une diplomatie tout en muscles. Pris à contrepied, il leur faut maintenant reconnaître que le gouvernement suit une politique écologique au bilan prometteur.Narendra Modi pourrait devenir un champion du climat mondial. C'est en tout cas ce qu'affirme Quartz India dans un article qui détaille les efforts fournis par "la plus grande démocratie du monde". Ainsi, depuis 2014, le pays connaît une augmentation significative (91%) de sa capacité en énergie renouvelable raccordée au réseau, pour un total de 22,6 Gigawatts. Ce boom s'explique par une forte baisse des prix de mise en place des projets solaires. Mais pas uniquement : Modi a apporté son soutien, via de nouvelles réglementations, à des développeurs privés spécialisés dans l'énergie renouvelable. Pour réussir le pari fou lancé lors de la COP21, le gouvernement y met les moyens. En septembre dernier, comme le signale RFI, la multinationale indienne Adani a ouvert, dans le sud de l'Inde, la plus grande ferme solaire du monde. En huit mois de travaux.Pour l'instant, l'Inde reste le troisième plus gros émetteur mondial de gaz à effet de serre. Et, le pays dépend encore très largement de son charbon. Le pays détient la cinquième plus grande réserve de charbon au monde. Malgré cela, le secteur de l'électricité produite par les centrales à charbon est en déclin. Et ce notamment grâce aux énergies renouvelables. Cette politique devrait assurer à l'Inde de réduire, avec la Chine, les émissions de carbone dans le monde de 2 à 3 milliards de tonnes d'ici 2030. Et de dépasser ainsi les objectifs fixés à Paris. Toujours selon Quartz, le gouvernement Modi envisage également de remplacer tous les véhicules par leur version électrique à l'horizon 2030. "L'idée est qu'en 2030, aucune voiture, diesel ou essence, ne soit vendue dans le pays", déclarait en avril le ministre de l'énergie indien, Piyush Goyal. La proposition entraîne son lot de scepticisme, notamment chez les leaders de l'industrie automobile.Rajoutez à cela le projet UJALA qui a permis de distribuer, partout dans le pays, 238 millions d'ampoules LED afin d'améliorer l'efficacité énergétique au niveau des ménages et d'ainsi diminuer les émissions de tonnes de carbone. Le gouvernement indien a donc essayé de cocher toutes les cases qui permettraient au pays de s'éloigner des combustibles fossiles tout en continuant sa croissance. En plus de ces efforts domestiques, l'Inde a également fait preuve d'engagement international en créant à l'occasion de la COP21, l'Alliance solaire internationale. Destinée aux 121 pays coincés entre les deux tropiques, ce projet constitue une plateforme de coopération entre les pays développés qui disposent de technologies solaires de pointe et les pays en voie de développement à fort potentiel solaire. Une occasion pour le charismatique leader du BJP, le parti de droite nationaliste indien, de se montrer sur la scène internationale. Néanmoins, Modi souffre de contestations au sein de son pays à cause de l'utilisation faite des terres et des forêts. La déforestation massive bouleverse l'environnement et le Premier ministre indien a été accusé, pendant ces deux premières années de mandat, de rouler pour l'industrie plutôt que de renforcer les réglementations environnementales. La priorité du gouvernement Modi sera selon Quartz de réussir à trouver l'équilibre entre la croissance industrielle et la nécessité écologique.Rodrigue Jamin