Les électeurs de Saxe et du Brandebourg le 1er septembre, puis ceux de Thuringe le 27 octobre, sont appelés aux urnes pour élire leurs nouveaux parlements régionaux.

Réunis samedi à Cottbus (sud de Berlin), une partie des dirigeants du parti créé en 2013 ont lancé la campagne et voulu apaiser les tensions apparues ces derniers jours entre la direction et l'aile la plus radicale du parti.

"Nous ne nous laisserons pas diviser", a prévenu Jörg Meuthen, chef de file de l'AfD aux Européennes. Il a assumé des différends au sein du parti, entré au Bundestag pour la première fois en 2017, mais les a mis sur le compte du supposé fonctionnement démocratique du mouvement, non "soumis" à un quelconque chef du gouvernement.

Les membres de l''AfD restent, selon lui, solidaires "dans la lutte politique contre la décomposition de l'Allemagne".

Dans ces trois Länder, l'AfD est créditée de scores compris entre 19 et 26%, bien supérieurs aux 10% obtenus aux élections européennes du 26 mai.

Des tensions internes ont cependant secoué ces derniers jours l'AfD, déjà plombée depuis plusieurs mois par des soupçons de malversations financières et un climato-scepticisme qui trouve peu d'échos dans la société allemande.

Le dirigeant de l'aile radicale du parti, Björn Höcke, rompu aux provocations ces dernières années, a ainsi appelé la semaine dernière à un renouvellement d'une partie de la direction du parti en fin d'année.

Il s'est attiré la réplique d'une centaine de cadres. Ceux-ci ont, dans une lettre ouverte, dénoncé sa démarche qui poignarderait "dans le dos" les militants de l'AfD.