James Comey, limogé en mai 2017 et qui s'est montré depuis très critique envers le président républicain, ne sera pas poursuivi en justice pour avoir enfreint les procédures. Il pourrait en revanche subir des sanctions administratives, selon un communiqué du ministère de la Justice.

Entre janvier et avril 2017, le haut responsable avait pris des notes à l'issue de sept rencontres avec Donald Trump.

Selon certains extraits, publiés dans la presse, le président lui avait demandé d'abandonner l'enquête contre l'un de ses conseillers mis en cause dans le cadre des investigations sur les ingérences russes dans la campagne présidentielle de 2016.

Ces informations ont précipité la nomination du procureur spécial Robert Mueller, qui a enquêté pendant près de deux ans sur une possible collusion entre Moscou et l'équipe de campagne du milliardaire new-yorkais.

Furieux, Donald Trump a accusé à plusieurs reprises James Comey d'être un "menteur" et d'avoir organisé ces fuites.

L'ancien chef du FBI s'est bien affranchi des règles en conservant à son domicile certaines copies de ses notes, en les partageant avec ses avocats et en autorisant l'un d'entre eux à transmettre des passages à un journaliste, a conclu l'inspecteur général du ministère de la Justice.

Les notes transmises ne contenaient toutefois aucune information classifiée, a souligné cette autorité indépendante chargée d'enquêter sur les abus éventuels commis dans les entités dépendant du ministère.

"Comey avait d'autres options légales à sa disposition pour plaider pour la nomination d'un procureur spécial, ce qui était son but", écrit l'inspecteur général, en lui reprochant d'avoir donné "un mauvais exemple" aux 35.000 employés de l'organisation.

Malgré ces critiques, James Comey a immédiatement souligné sur Twitter que l'inspecteur n'avait "trouvé aucune preuve" de fuite "d'information classifiée".

"Je n'ai pas besoin d'excuses publiques de ceux qui m'ont diffamé, mais un petit message, avec 'désolé nous avons menti à votre sujet', serait sympa", a-t-il ajouté.

La nomination d'un procureur spécial a empoisonné le mandat de Donald Trump pendant près de deux ans.

Dans ses conclusions rendues publiques en avril, Robert Mueller a expliqué ne pas avoir trouvé de preuves d'une entente entre Moscou et la campagne Trump, tout en énumérant une série de pressions troublantes exercées par le président sur son enquête.