Après avoir travaillé 10 ans pour la Trump Organization, Michael Cohen, condamné à trois ans de prison pour avoir notamment acheté le silence de deux ex-maîtresses présumées du milliardaire new-yorkais pendant la campagne présidentielle de 2016, est devenu un témoin à charge potentiellement dangereux pour le président. "En raison de menaces répétées contre sa famille de la part du président Trump et de (son avocat Rudy) Giuliani, pas plus tard que ce week-end, et en raison de la poursuite de la coopération de M. Cohen avec les enquêtes en cours, l'audition de M. Cohen, sur recommandation de son avocat, a été reportée à une date ultérieure", a indiqué M. Davis dans un communiqué transmis à l'AFP. "En cette période, M. Cohen doit donner la priorité à sa famille et à la sécurité" de cette dernière, a ajouté l'avocat, sans préciser la nature de ces menaces.

Aucune nouvelle date n'a été fixée pour cette audition qui s'annonce explosive, prévue devant la commission chargée de la supervision de la Chambre des députés. Jamie Raskin, représentant démocrate de l'Etat du Maryland au Congrès qui siège dans cette commission, a immédiatement jugé "inacceptable" toute tentative d'intimidation émanant du président américain.

Il a aussi fait le lien entre certains tweets récents du président et les "menaces" évoquées par M. Davis. "Si c'est vrai - et les déclarations du président menaçant Michael Cohen et sa famille sont des tentatives évidentes d'entraver son audition - il s'agit d'une attaque flagrante contre l'état de droit et j'appelle tous mes collègues, démocrates et républicains, à rejeter ce nouveau palier atteint dans le manque de respect présidentiel à la Constitution, au gouvernement démocratique et à la séparation des pouvoirs", a tweeté M. Raskin.

Dans un tweet du 18 janvier, le président américain avait mis en cause sans précision le beau-père de Michael Cohen, après avoir déjà laissé entendre en décembre que ce dernier aurait pu participer aux délits reprochés à Michael Cohen.

M. Cohen, marié et père de deux enfants étudiants, a plaidé coupable en août de fraude fiscale et bancaire et de violation des lois sur le financement électoral, en raison des paiements aux maîtresses présumées qu'il a affirmé avoir faits à la demande de Donald Trump. Condamné à trois ans de prison en décembre, il a obtenu de ne commencer à purger sa peine de prison que le 6 mars, afin de continuer dans l'intervalle à coopérer notamment avec l'enquête du procureur spécial Robert Mueller sur une éventuelle collusion de l'équipe de campagne de Trump avec la Russie.

Après avoir travaillé 10 ans pour la Trump Organization, Michael Cohen, condamné à trois ans de prison pour avoir notamment acheté le silence de deux ex-maîtresses présumées du milliardaire new-yorkais pendant la campagne présidentielle de 2016, est devenu un témoin à charge potentiellement dangereux pour le président. "En raison de menaces répétées contre sa famille de la part du président Trump et de (son avocat Rudy) Giuliani, pas plus tard que ce week-end, et en raison de la poursuite de la coopération de M. Cohen avec les enquêtes en cours, l'audition de M. Cohen, sur recommandation de son avocat, a été reportée à une date ultérieure", a indiqué M. Davis dans un communiqué transmis à l'AFP. "En cette période, M. Cohen doit donner la priorité à sa famille et à la sécurité" de cette dernière, a ajouté l'avocat, sans préciser la nature de ces menaces.Aucune nouvelle date n'a été fixée pour cette audition qui s'annonce explosive, prévue devant la commission chargée de la supervision de la Chambre des députés. Jamie Raskin, représentant démocrate de l'Etat du Maryland au Congrès qui siège dans cette commission, a immédiatement jugé "inacceptable" toute tentative d'intimidation émanant du président américain. Il a aussi fait le lien entre certains tweets récents du président et les "menaces" évoquées par M. Davis. "Si c'est vrai - et les déclarations du président menaçant Michael Cohen et sa famille sont des tentatives évidentes d'entraver son audition - il s'agit d'une attaque flagrante contre l'état de droit et j'appelle tous mes collègues, démocrates et républicains, à rejeter ce nouveau palier atteint dans le manque de respect présidentiel à la Constitution, au gouvernement démocratique et à la séparation des pouvoirs", a tweeté M. Raskin. Dans un tweet du 18 janvier, le président américain avait mis en cause sans précision le beau-père de Michael Cohen, après avoir déjà laissé entendre en décembre que ce dernier aurait pu participer aux délits reprochés à Michael Cohen. M. Cohen, marié et père de deux enfants étudiants, a plaidé coupable en août de fraude fiscale et bancaire et de violation des lois sur le financement électoral, en raison des paiements aux maîtresses présumées qu'il a affirmé avoir faits à la demande de Donald Trump. Condamné à trois ans de prison en décembre, il a obtenu de ne commencer à purger sa peine de prison que le 6 mars, afin de continuer dans l'intervalle à coopérer notamment avec l'enquête du procureur spécial Robert Mueller sur une éventuelle collusion de l'équipe de campagne de Trump avec la Russie.