Dans un premier temps, face caméra, l'ex-patron du fonds souverain Libyan Investment Authority assure "n'avoir aucune information" sur une éventuelle remise d'argent à l'ancien chef de l'État français.

Puis, M. Saleh est de nouveau interrogé par le journaliste, mais cette fois sans savoir qu'il est filmé.

"Là, vous venez de me dire que ça a eu lieu", relève le journaliste dans une allusion à un possible financement occulte.

"Oui, c'est vrai. Mais avec qui ? Moi ? Ce n'est pas mon canal", lui répond l'ancien homme de confiance de Kadhafi dans cet entretien réalisé en septembre.

"Kadhafi avait un budget spécial pour les personnes qu'il voulait soutenir", ajoute-t-il, chiffrant à "350" millions d'euros les fonds disponibles, sans toutefois préciser leur destination.

Homme-clé du dossier et exilé en Afrique du Sud, Bachir Saleh a toujours refusé de répondre aux questions des enquêteurs en France.

En mars, ce tentaculaire dossier a valu à Nicolas Sarkozy une mise en examen (inculpation) pour "corruption passive", "financement illégal de campagne électorale" et "recel de détournement de fonds publics libyens". L'ancien président a toujours vigoureusement contesté tout financement illégal de sa campagne présidentielle.

Des magistrats du pôle financier instruisent depuis cinq ans cette affaire, déclenchée par la publication en mai 2012 par le site Mediapart d'un document libyen évoquant un financement occulte d'environ 50 millions d'euros afin notamment de permettre à la Libye de sortir de son isolement diplomatique.

Plusieurs protagonistes, dont d'ex-responsables libyens, ont accrédité la thèse de versements illicites.

L'ex-Premier ministre Baghdadi Al-Mahmoudi a raconté que, pendant la campagne électorale de 2007, Claude Guéant, directeur de campagne, avait "contacté certains de ses amis comme Bachir Saleh". Ce dernier a notamment remis à M. Guéant lors d'une rencontre dans un hôtel parisien "des billets en dollars et en euros déposés dans une valise", selon son récit.

Le sulfureux homme d'affaires franco-libanais Ziad Takieddine a lui-même assuré avoir remis entre fin 2006 et début 2007 trois valises contenant 5 millions d'euros en provenance du régime de Kadhafi à Nicolas Sarkozy, alors ministre de l'Intérieur, et à Claude Guéant, lui aussi mis en examen dans ce dossier.

Mais d'autres dignitaires libyens ont démenti tout financement occulte. Et aucune preuve matérielle n'a été à ce jour obtenue par les enquêteurs.

Dans un premier temps, face caméra, l'ex-patron du fonds souverain Libyan Investment Authority assure "n'avoir aucune information" sur une éventuelle remise d'argent à l'ancien chef de l'État français.Puis, M. Saleh est de nouveau interrogé par le journaliste, mais cette fois sans savoir qu'il est filmé."Là, vous venez de me dire que ça a eu lieu", relève le journaliste dans une allusion à un possible financement occulte."Oui, c'est vrai. Mais avec qui ? Moi ? Ce n'est pas mon canal", lui répond l'ancien homme de confiance de Kadhafi dans cet entretien réalisé en septembre."Kadhafi avait un budget spécial pour les personnes qu'il voulait soutenir", ajoute-t-il, chiffrant à "350" millions d'euros les fonds disponibles, sans toutefois préciser leur destination.Homme-clé du dossier et exilé en Afrique du Sud, Bachir Saleh a toujours refusé de répondre aux questions des enquêteurs en France. En mars, ce tentaculaire dossier a valu à Nicolas Sarkozy une mise en examen (inculpation) pour "corruption passive", "financement illégal de campagne électorale" et "recel de détournement de fonds publics libyens". L'ancien président a toujours vigoureusement contesté tout financement illégal de sa campagne présidentielle.Des magistrats du pôle financier instruisent depuis cinq ans cette affaire, déclenchée par la publication en mai 2012 par le site Mediapart d'un document libyen évoquant un financement occulte d'environ 50 millions d'euros afin notamment de permettre à la Libye de sortir de son isolement diplomatique.Plusieurs protagonistes, dont d'ex-responsables libyens, ont accrédité la thèse de versements illicites.L'ex-Premier ministre Baghdadi Al-Mahmoudi a raconté que, pendant la campagne électorale de 2007, Claude Guéant, directeur de campagne, avait "contacté certains de ses amis comme Bachir Saleh". Ce dernier a notamment remis à M. Guéant lors d'une rencontre dans un hôtel parisien "des billets en dollars et en euros déposés dans une valise", selon son récit.Le sulfureux homme d'affaires franco-libanais Ziad Takieddine a lui-même assuré avoir remis entre fin 2006 et début 2007 trois valises contenant 5 millions d'euros en provenance du régime de Kadhafi à Nicolas Sarkozy, alors ministre de l'Intérieur, et à Claude Guéant, lui aussi mis en examen dans ce dossier.Mais d'autres dignitaires libyens ont démenti tout financement occulte. Et aucune preuve matérielle n'a été à ce jour obtenue par les enquêteurs.