Les trois ONG belges et deux groupements de producteurs lancent mardi une campagne pour demander à l'Union européenne de "cesser d'exporter ses problèmes".

"En supprimant les quotas laitiers sans mettre à disposition des instruments de crise et en orientant toujours plus la production agricole vers la grande exportation, l'Union européenne privilégie les intérêts de l'agro-industrie au détriment de ceux des éleveurs européens et ouest-africains", déplorent les initiateurs.

La surproduction génère en effet une chute des prix, qui empêche les éleveurs européens d'obtenir un revenu digne et les rend dépendants des subsides. Les multinationales européennes, comme Lactalis (France), Arla (Danemark), Glanbia (Irlande), Nestlé (Suisse) ou Milcobel (Belgique), obtiennent elles un lait à bas prix et écoulent les surplus en Afrique de l'Ouest le plus souvent sous forme de poudre écrémée réengraissée avec de l'huile végétale, de palme principalement. Une pratique imaginée pour trouver un débouché aux stocks de lait écrémé qui résultent de la production de beurre.

Ce "faux lait" est 30% moins cher que le lait local et déstabilise les filières ouest-africaines. De plus, il accroit "la demande d'huile de palme dont la production est désastreuse pour l'environnement et la consommation moins bénéfique d'un point de vue nutritif", s'indignent les associations.

Celles-ci demandent à l'Europe de cesser de soutenir les exportations de produits laitiers sur les marchés africains, d'adopter des mécanismes de régulation pour éviter les surproductions et de revoir ses accords commerciaux avec l'Afrique, entre autres.

Affiches, vidéo et dossier pédagogique sont disponibles sur le site de la campagne, www.nexportonspasnosproblemes.org.

Le 8 avril, la coalition organisera une conférence au Comité économique et social européen sur comment soutenir le lait local en Afrique de l'Ouest.

Le 10 avril, une action symbolique aura lieu sur le rond-point Schuman à Bruxelles. Des crêpes à base de lait équitable cuisinées par Kevin Roquet (connu pour sa participation à l'émission télévisée "Top Chef") seront distribuées tandis que des délégations d'éleveurs du Sénégal, de Mauritanie, du Burkina Faso, du Tchad, du Niger et du Mali viendront témoigner.

Des rencontres sont également programmées avec des responsables politiques belges et européens.

Les trois ONG belges et deux groupements de producteurs lancent mardi une campagne pour demander à l'Union européenne de "cesser d'exporter ses problèmes". "En supprimant les quotas laitiers sans mettre à disposition des instruments de crise et en orientant toujours plus la production agricole vers la grande exportation, l'Union européenne privilégie les intérêts de l'agro-industrie au détriment de ceux des éleveurs européens et ouest-africains", déplorent les initiateurs. La surproduction génère en effet une chute des prix, qui empêche les éleveurs européens d'obtenir un revenu digne et les rend dépendants des subsides. Les multinationales européennes, comme Lactalis (France), Arla (Danemark), Glanbia (Irlande), Nestlé (Suisse) ou Milcobel (Belgique), obtiennent elles un lait à bas prix et écoulent les surplus en Afrique de l'Ouest le plus souvent sous forme de poudre écrémée réengraissée avec de l'huile végétale, de palme principalement. Une pratique imaginée pour trouver un débouché aux stocks de lait écrémé qui résultent de la production de beurre. Ce "faux lait" est 30% moins cher que le lait local et déstabilise les filières ouest-africaines. De plus, il accroit "la demande d'huile de palme dont la production est désastreuse pour l'environnement et la consommation moins bénéfique d'un point de vue nutritif", s'indignent les associations. Celles-ci demandent à l'Europe de cesser de soutenir les exportations de produits laitiers sur les marchés africains, d'adopter des mécanismes de régulation pour éviter les surproductions et de revoir ses accords commerciaux avec l'Afrique, entre autres. Affiches, vidéo et dossier pédagogique sont disponibles sur le site de la campagne, www.nexportonspasnosproblemes.org. Le 8 avril, la coalition organisera une conférence au Comité économique et social européen sur comment soutenir le lait local en Afrique de l'Ouest. Le 10 avril, une action symbolique aura lieu sur le rond-point Schuman à Bruxelles. Des crêpes à base de lait équitable cuisinées par Kevin Roquet (connu pour sa participation à l'émission télévisée "Top Chef") seront distribuées tandis que des délégations d'éleveurs du Sénégal, de Mauritanie, du Burkina Faso, du Tchad, du Niger et du Mali viendront témoigner. Des rencontres sont également programmées avec des responsables politiques belges et européens.