"Conformément à la position de longue date de l'UE, nous attendons des autorités israéliennes qu'elles mettent immédiatement un terme aux démolitions en cours", a déclaré dans un communiqué la porte-parole de la cheffe de la diplomatie européenne Federica Mogherin.

"La politique israélienne de colonisation, y compris les mesures prises dans ce contexte, telles que les transferts forcés, les expulsions, les démolitions et les confiscations d'habitations, est illégale au regard du droit international", a rappelé Maja Kocijancic.

"La poursuite de cette politique compromet la viabilité de la solution à deux États et la perspective d'une paix durable. Elle compromet gravement la possibilité que Jérusalem devienne la future capitale des deux États", a-t-elle souligné.

"Les autorités israéliennes ont procédé à la démolition de 10 bâtiments palestiniens, contenant quelque 70 appartements, à Wadi al Hummus, dans le quartier de Sour Baher à Jérusalem-Est occupée", a expliqué la porte-parole.

"La majorité des bâtiments sont situés dans les zones A et B de Cisjordanie où, selon les accords d'Oslo, toutes les questions civiles relèvent de la juridiction de l'Autorité palestinienne", a insisté la porte-parole.

Israël affirme que les immeubles visés ont été construits très près de la barrière de séparation dont il a commencé la construction en 2002, pendant les violences de la seconde Intifada (soulèvement palestinien), pour se protéger des attaques venues de Cisjordanie occupée.

Les Palestiniens accusent de leur côté Israël d'utiliser la sécurité comme prétexte pour les contraindre à abandonner la zone et élargir les colonies israéliennes et les routes les reliant entre elles. Ils dénoncent également une violation de tous les accords signés avec Israël.