La suspension des accords de Schengen en Autriche est loin d'être une surprise. La ministre de l'Intérieur, Johanna Mikl-Leitner, avait déjà évoqué la semaine dernière son intention de ne plus laisser entrer sur son territoire les migrants cherchant à gagner la Scandinavie. Mme Mikl-Leitner a présenté cette décision comme une conséquence de la politique des autorités allemandes qui, selon l'Autriche, refoulent depuis le début de l'année un nombre croissant de demandeurs souhaitant gagner le nord de l'Europe. Selon la ministre autrichienne, ce sont "200 à 300" migrants par jour qui sont arrêtés à la frontière allemande, côté Bavière, et renvoyés vers l'Autriche.

L'Autriche a également commencé à introduire des contrôles plus stricts à sa frontière avec la Slovénie. Les réfugiés doivent présenter une carte d'identité valide et ceux qui n'ont pas droit à l'asile, planifient d'aller en Scandinavie ou ont déjà été refoulés en Allemagne, se voient refuser l'accès au pays. "Toute personne qui arrive à nos frontières est sujette à un contrôle", explique Faymann.

Plafond d'accueil

La ministre de l'Intérieur autrichienne veut aussi convaincre son allié gouvernemental de fixer un plafond au nombre de demandeurs d'asile acceptés en Autriche.

"Si nous décidons d'un plafond, les arrivées seront moins nombreuses et les migrants en surnombre seront pris en charge dans une zone tampon, une zone de transit et nulle part ailleurs", a exposé Mme Mikl-Leitner appelant les sociaux-démocrates à se libérer de la "culture de l'accueil". Cette proposition doit être discutée ce mercredi.

Schengen et l'UE "remis en question"

"Si l'UE n'arrive pas à sécuriser ses frontières extérieures, Schengen dans son ensemble est remis en question... et donc chaque pays se doit de contrôler ses frontières nationales", a déclaré le chancelier Faymann dans une interview pour un journal autrichien. Il ajoute que cela pourrait même remettre "toute l'UE en question".

"Les structures complexes de l'Union européenne l'ont empêchée de résoudre des problèmes importants rapidement, comme l'afflux de réfugiés ou encore la crise financière " ajoute-t-il. Selon lui, l'Europe réagit trop peu, trop tard.

D'autres pays, dont la Suède et le Danemark, ont également suspendu temporairement les règles de Schengen et réinstauré des contrôles à leurs frontières nationales. Ces deux pays souhaitent également diminuer les entrées de demandeurs d'asile sur leur territoire.

(OL avec AFP)

La suspension des accords de Schengen en Autriche est loin d'être une surprise. La ministre de l'Intérieur, Johanna Mikl-Leitner, avait déjà évoqué la semaine dernière son intention de ne plus laisser entrer sur son territoire les migrants cherchant à gagner la Scandinavie. Mme Mikl-Leitner a présenté cette décision comme une conséquence de la politique des autorités allemandes qui, selon l'Autriche, refoulent depuis le début de l'année un nombre croissant de demandeurs souhaitant gagner le nord de l'Europe. Selon la ministre autrichienne, ce sont "200 à 300" migrants par jour qui sont arrêtés à la frontière allemande, côté Bavière, et renvoyés vers l'Autriche. L'Autriche a également commencé à introduire des contrôles plus stricts à sa frontière avec la Slovénie. Les réfugiés doivent présenter une carte d'identité valide et ceux qui n'ont pas droit à l'asile, planifient d'aller en Scandinavie ou ont déjà été refoulés en Allemagne, se voient refuser l'accès au pays. "Toute personne qui arrive à nos frontières est sujette à un contrôle", explique Faymann.Plafond d'accueilLa ministre de l'Intérieur autrichienne veut aussi convaincre son allié gouvernemental de fixer un plafond au nombre de demandeurs d'asile acceptés en Autriche. "Si nous décidons d'un plafond, les arrivées seront moins nombreuses et les migrants en surnombre seront pris en charge dans une zone tampon, une zone de transit et nulle part ailleurs", a exposé Mme Mikl-Leitner appelant les sociaux-démocrates à se libérer de la "culture de l'accueil". Cette proposition doit être discutée ce mercredi.Schengen et l'UE "remis en question""Si l'UE n'arrive pas à sécuriser ses frontières extérieures, Schengen dans son ensemble est remis en question... et donc chaque pays se doit de contrôler ses frontières nationales", a déclaré le chancelier Faymann dans une interview pour un journal autrichien. Il ajoute que cela pourrait même remettre "toute l'UE en question". "Les structures complexes de l'Union européenne l'ont empêchée de résoudre des problèmes importants rapidement, comme l'afflux de réfugiés ou encore la crise financière " ajoute-t-il. Selon lui, l'Europe réagit trop peu, trop tard. D'autres pays, dont la Suède et le Danemark, ont également suspendu temporairement les règles de Schengen et réinstauré des contrôles à leurs frontières nationales. Ces deux pays souhaitent également diminuer les entrées de demandeurs d'asile sur leur territoire.(OL avec AFP)