Koen Vidal, commentateur pour le quotidien De Morgen, revient sur la façon dont les autorités britanniques réagissent à la menace terroriste. Il souligne que les victimes priment avant tout le reste et que la société multiplie les efforts pour soulager leurs souffrances. Il exprime également son admiration pour la façon dont les autorités britanniques gèrent la menace terroriste.

"Il n'y a pas eu de panique. Les blessés ont très rapidement été soignés, avant d'être emmenés à l'hôpital en hélicoptère. Les agents ont agi fermement, mais sans courir partout. Il n'y a pas eu de mesures de sécurité draconiennes", écrit-il.

Pour lui, les gouvernements ont tout intérêt à s'inspirer de l'attitude pondérée et professionnelle des services de police et de secours britanniques, même si ce type de réaction va à l'encontre de nos instincts. "Confrontés à un attaquant lâche qui veut infliger un maximum de dégâts, nous avons tendance à déclencher une puissante contre-offensive et à ouvrir tous les registres de sécurité", estime Vidal.

Démolir l'état de droit

Pour lui, les autres gouvernements, dont le gouvernent belge, n'hésitent pas à instaurer une sorte d'état d'urgence qui fait fi des droits de base et à pratiquer le profilage ethnique. Et c'est justement ce que veulent les terroristes : provoquer une réaction excessive de la part des autorités qui finissent inconsciemment par démolir l'état de droit. Aussi Vidal estime-t-il qu'il éviter à tout prix de tomber dans ce piège.

"Grâce à d'excellents services de renseignement, les Britanniques essaient de prévenir le terrorisme et s'il y a un terroriste qui échappe aux mailles du filet, ils réagissent le plus efficacement possible pour limiter les dégâts. À une époque où il est inévitable d'apprendre à vivre avec la menace terroriste, c'est ce que nous attendons d'un bon gouvernement ", conclut-il. (CB)

Koen Vidal, commentateur pour le quotidien De Morgen, revient sur la façon dont les autorités britanniques réagissent à la menace terroriste. Il souligne que les victimes priment avant tout le reste et que la société multiplie les efforts pour soulager leurs souffrances. Il exprime également son admiration pour la façon dont les autorités britanniques gèrent la menace terroriste. "Il n'y a pas eu de panique. Les blessés ont très rapidement été soignés, avant d'être emmenés à l'hôpital en hélicoptère. Les agents ont agi fermement, mais sans courir partout. Il n'y a pas eu de mesures de sécurité draconiennes", écrit-il.Pour lui, les gouvernements ont tout intérêt à s'inspirer de l'attitude pondérée et professionnelle des services de police et de secours britanniques, même si ce type de réaction va à l'encontre de nos instincts. "Confrontés à un attaquant lâche qui veut infliger un maximum de dégâts, nous avons tendance à déclencher une puissante contre-offensive et à ouvrir tous les registres de sécurité", estime Vidal. Démolir l'état de droit Pour lui, les autres gouvernements, dont le gouvernent belge, n'hésitent pas à instaurer une sorte d'état d'urgence qui fait fi des droits de base et à pratiquer le profilage ethnique. Et c'est justement ce que veulent les terroristes : provoquer une réaction excessive de la part des autorités qui finissent inconsciemment par démolir l'état de droit. Aussi Vidal estime-t-il qu'il éviter à tout prix de tomber dans ce piège. "Grâce à d'excellents services de renseignement, les Britanniques essaient de prévenir le terrorisme et s'il y a un terroriste qui échappe aux mailles du filet, ils réagissent le plus efficacement possible pour limiter les dégâts. À une époque où il est inévitable d'apprendre à vivre avec la menace terroriste, c'est ce que nous attendons d'un bon gouvernement ", conclut-il. (CB)