Que les responsables politiques les employant soient arrivés à leurs fins ou aient poussé les partis en place à puiser dans leurs idées, cette situation a entraîné "un affaiblissement de l'état de droit à tous les niveaux et une érosion de la protection des droits humains".

Après 2015 qui avait vu plus d'un million de réfugiés et de migrants arriver sur le continent par la mer, les Etats-membres de l'Union étaient déterminés à réduire l'afflux en 2016. "Ils y sont parvenus mais aux dépens des droits et du bien-être de ces personnes", dénonce Amnesty, pointant l'accord passé avec la Turquie. Un accord qui témoigne "de la volonté de l'UE de faire passer ses propres desseins politiques avant les droits et les conditions de vie des réfugiés", dénonce Amnesty. En règle générale, la politique migratoire de la plupart des pays membres se caractérisait pas une totale absence de solidarité, aussi bien entre eux que vis-à-vis des réfugiés, estime encore l'organisation.

A la suite de plusieurs attentats, notamment en Belgique, les gouvernements ont pris à la hâte des mesures de lutte contre le terrorisme "allant à l'encontre des droits humains et des valeurs mêmes qui étaient menacées", estime Amnesty. "L'année 2016 a vu se dessiner un changement radical à travers l'Europe: la notion selon laquelle le rôle du gouvernement était d'assurer la sécurité, afin que la population puisse jouir de ses droits, a laissé place à l'idée que les gouvernements devaient restreindre les droits de la population afin d'assurer la sécurité." Les cas de la Hongrie, de la Bulgarie et de la France sont jugés particulièrement préoccupants par l'organisation.

Partout en Europe, les personnes de confession musulmane et les migrants ont été exposés à des pratiques de profilage ethnique et à des discriminations de la part de la police, souligne encore le rapport. Au Royaume-Uni, les crimes de haines ont bondi de 14% au cours des trois mois qui ont suivi le référendum organisé sur le Brexit.

"Nous entamons l'année 2017 dans un monde extrêmement instable et miné par de graves inquiétudes et incertitudes quant à l'avenir", déplore Amnesty, qui met en garde sur "les personnalités s'autoproclamant 'antisystème' qui reprochent aux élites, aux institutions internationales et aux 'autres' d'être responsables des différents maux sociaux et économiques". "Les sentiments d'insécurité et d'exclusion, qui découlent de facteurs tels que le chômage, la précarité de l'emploi, les inégalités croissantes et la perte de services publics, exigent des gouvernements qu'ils s'engagent, allouent les moyens nécessaires et changent de politiques, plutôt que de désigner des boucs émissaires faciles."

Que les responsables politiques les employant soient arrivés à leurs fins ou aient poussé les partis en place à puiser dans leurs idées, cette situation a entraîné "un affaiblissement de l'état de droit à tous les niveaux et une érosion de la protection des droits humains".Après 2015 qui avait vu plus d'un million de réfugiés et de migrants arriver sur le continent par la mer, les Etats-membres de l'Union étaient déterminés à réduire l'afflux en 2016. "Ils y sont parvenus mais aux dépens des droits et du bien-être de ces personnes", dénonce Amnesty, pointant l'accord passé avec la Turquie. Un accord qui témoigne "de la volonté de l'UE de faire passer ses propres desseins politiques avant les droits et les conditions de vie des réfugiés", dénonce Amnesty. En règle générale, la politique migratoire de la plupart des pays membres se caractérisait pas une totale absence de solidarité, aussi bien entre eux que vis-à-vis des réfugiés, estime encore l'organisation. A la suite de plusieurs attentats, notamment en Belgique, les gouvernements ont pris à la hâte des mesures de lutte contre le terrorisme "allant à l'encontre des droits humains et des valeurs mêmes qui étaient menacées", estime Amnesty. "L'année 2016 a vu se dessiner un changement radical à travers l'Europe: la notion selon laquelle le rôle du gouvernement était d'assurer la sécurité, afin que la population puisse jouir de ses droits, a laissé place à l'idée que les gouvernements devaient restreindre les droits de la population afin d'assurer la sécurité." Les cas de la Hongrie, de la Bulgarie et de la France sont jugés particulièrement préoccupants par l'organisation. Partout en Europe, les personnes de confession musulmane et les migrants ont été exposés à des pratiques de profilage ethnique et à des discriminations de la part de la police, souligne encore le rapport. Au Royaume-Uni, les crimes de haines ont bondi de 14% au cours des trois mois qui ont suivi le référendum organisé sur le Brexit. "Nous entamons l'année 2017 dans un monde extrêmement instable et miné par de graves inquiétudes et incertitudes quant à l'avenir", déplore Amnesty, qui met en garde sur "les personnalités s'autoproclamant 'antisystème' qui reprochent aux élites, aux institutions internationales et aux 'autres' d'être responsables des différents maux sociaux et économiques". "Les sentiments d'insécurité et d'exclusion, qui découlent de facteurs tels que le chômage, la précarité de l'emploi, les inégalités croissantes et la perte de services publics, exigent des gouvernements qu'ils s'engagent, allouent les moyens nécessaires et changent de politiques, plutôt que de désigner des boucs émissaires faciles."