Le rapport affirme que depuis 2014 l'EI a programmé 35 tentatives d'attentats en Europe. Les autorités allemandes auraient identifié 1 100 personnes radicalisées et en poursuivent 200 pour activités terroristes. En France, 2 000 personnes seraient liées aux réseaux djihadistes.

Les Américains citent un spécialiste belge de l'antiterrorisme qui aurait déclaré quelques jours avant le 22 mars que "la Belgique ne disposait pas de l'infrastructure nécessaire pour enquêter correctement ou surveiller des centaines d'individus suspectés d'entretenir des liens avec le terrorisme et n'avait pas les moyens pour suivre les centaines de dossiers et d'enquêtes... C'est littéralement une situation impossible, et honnêtement c'est très grave".

Terroristes infiltrés parmi les réfugiés

Les Américains établissent un rapport entre le flux de réfugiés venu notamment de Syrie et la menace terroriste. Selon eux, l'État islamique se servirait de cet afflux pour infiltrer des terroristes en Europe. Cet avis est partagé par le directeur de la Sécurité intérieure allemande qui affirme que plusieurs terroristes sont entrés en Allemagne en se faisant passer pour des réfugiés. En 2015, les services de sécurité allemands auraient également identifié 300 tentatives de recrutement de réfugiés pour le jihad.

Selon De Volkskrant, les services néerlandais de lutte anti-terroriste (NCTV) craignent également que des terroristes essaient d'entrer en Europe. Si en septembre, ils avaient encore affirmé que rien ne permettait de conclure qu'il y a beaucoup de djihadistes parmi les flux de migration venus du Moyen-Orient et de l'Afrique du Nord, six mois plus tard ils ont modifié leur position. "Le manque de contrôles étanches aux frontières extérieures de l'EU et la libre circulation dans la zone Schengen offrent la possibilité aux terroristes de se rendre en Europe et de s'y déplacer", ont-ils déclaré.