L'enveloppe est supérieure à la somme initialement proposée (14,3 milliards d'euros) par l'ESA à ses Etats membres, dont la Belgique est d'ailleurs l'une des fondatrices. Elle est aussi en nette hausse par rapport aux 10 milliards votés lors de la précédente réunion du même type, en 2016. "C'est un pas de géant pour l'Europe", a réagi Jean-Yves Le Gall, le président du CNES, l'agence spatiale française. L'Allemagne s'est dite fière d'être au premier rang si l'Europe veut jouer un rôle plus important dans l'espace avec des projets ambitieux et davantage d'investissements. Elle a ainsi alloué environ trois milliards de dollars pour les trois prochaines années, a confié son négociateur en chef, Thomas Jarzombek, à l'agence de presse allemande DPA. Avec cela, Berlin a ravi le rôle de leader au sein de l'ESA à la France. Sur la période 2017-2019, l'effort allemand s'élevait à environ 1,9 milliard d'euros. L'Allemagne est également "très satisfaite" que l'Europe, face à la concurrence internationale croissante, y compris dans le secteur privé, accorde plus d'attention à l'espace que par le passé. L'observation de la Terre, le programme scientifique, le développement du nouveau lanceur Ariane-6 et, surtout, une mission vers la Lune seront au centre des priorités pour les prochaines années, ressort-il de la conférence à Séville. En plus de participer au programme lunaire américain Artemis, l'Europe enverra en effet également des Européens vers le satellite nature de la Terre, a assuré Jan Wörner.