"Aujourd'hui, nous commémorons un jour sombre dans l'histoire de la protection des réfugiés, où les dirigeants européens ont tenté de se dégager de leurs obligations internationales, sans tenir compte du coût en termes de misère humaine", a déclaré John Dalhuisen, directeur du programme Europe et Asie centrale d'Amnesty International, cité dans un communiqué.

L'UE et la Turquie avaient convenu que tous les réfugiés arrivés sur les côtes grecques après l'accord seraient renvoyés en Turquie automatiquement, et que l'UE acheminerait, pour chaque réfugié renvoyé en Turquie, un réfugié syrien attendant dans un camp en Turquie. L'objectif était d'endiguer l'arrivée massive de personnes fuyant notamment la guerre en Syrie, et de soulager la Grèce, pays en première ligne car situé à quelques kilomètres, par la mer, de la Turquie.

Mais jusqu'ici, les réfugiés arrivés sur les îles grecques "sont parqués dans des conditions sordides, entassés les uns sur les autres et parfois victimes de crimes violents motivés par la haine", souligne Amnesty. Les tribunaux grecs ont jusqu'ici toujours refusé de reconnaître la Turquie comme Etat tiers sûr où on pourrait renvoyer des réfugiés. Une affaire est encore pendante devant la plus haute juridiction administrative de Grèce qui devra se prononcer sur le caractère "sûr" de la Turquie.

Au lieu d'essayer de renvoyer des demandeurs d'asile et des réfugiés en Turquie, l'UE ferait mieux de collaborer avec les autorités grecques pour transférer sans délai les demandeurs d'asile en Grèce continentale pour que leur cas soit traité, estime Amnesty, qui appelle les gouvernements européens à permettre aux demandeurs d'asile d'accéder à la relocalisation ou à d'autres moyens sûrs et légaux de rejoindre d'autres pays d'Europe, tels que le regroupement familial ou les visas humanitaires.

"Aujourd'hui, nous commémorons un jour sombre dans l'histoire de la protection des réfugiés, où les dirigeants européens ont tenté de se dégager de leurs obligations internationales, sans tenir compte du coût en termes de misère humaine", a déclaré John Dalhuisen, directeur du programme Europe et Asie centrale d'Amnesty International, cité dans un communiqué. L'UE et la Turquie avaient convenu que tous les réfugiés arrivés sur les côtes grecques après l'accord seraient renvoyés en Turquie automatiquement, et que l'UE acheminerait, pour chaque réfugié renvoyé en Turquie, un réfugié syrien attendant dans un camp en Turquie. L'objectif était d'endiguer l'arrivée massive de personnes fuyant notamment la guerre en Syrie, et de soulager la Grèce, pays en première ligne car situé à quelques kilomètres, par la mer, de la Turquie. Mais jusqu'ici, les réfugiés arrivés sur les îles grecques "sont parqués dans des conditions sordides, entassés les uns sur les autres et parfois victimes de crimes violents motivés par la haine", souligne Amnesty. Les tribunaux grecs ont jusqu'ici toujours refusé de reconnaître la Turquie comme Etat tiers sûr où on pourrait renvoyer des réfugiés. Une affaire est encore pendante devant la plus haute juridiction administrative de Grèce qui devra se prononcer sur le caractère "sûr" de la Turquie. Au lieu d'essayer de renvoyer des demandeurs d'asile et des réfugiés en Turquie, l'UE ferait mieux de collaborer avec les autorités grecques pour transférer sans délai les demandeurs d'asile en Grèce continentale pour que leur cas soit traité, estime Amnesty, qui appelle les gouvernements européens à permettre aux demandeurs d'asile d'accéder à la relocalisation ou à d'autres moyens sûrs et légaux de rejoindre d'autres pays d'Europe, tels que le regroupement familial ou les visas humanitaires.