Martine Landry était présente ce mercredi au tribunal correctionnel de Nice, où elle devait être jugée pour avoir facilité l'entrée en France de deux mineurs en situation irrégulière. Elle est poursuivie car elle les aurait accompagnés du poste frontière italien au poste français, le 28 juillet dernier.

La militante explique quant à elle que les jeunes guinéens avaient déjà passé la frontière. Mais qu'elle les a accompagnés depuis la frontière jusqu'à la PAF (police aux frontières), où elle a demandé "comme c'est la loi, que la police appelle l'aide sociale à l'enfance, pour placer ces jeunes en foyer, comme ils devaient l'être, et comme les papiers dont ils étaient porteurs l'attestaient."

A 73 ans, la militante d'Amnesty International en France risque jusqu'à cinq ans de prison et 30.000€ d'amende. De son côté, elle assure ne pas avoir enfreint la loi mais "avoir fait appliquer la loi". Les mineurs étant protégés par le droit international, elle souhaitait les faire intégrer le circuit de l'aide sociale à l'enfance. "La Convention internationale des droits de l'enfant dit que l'intérêt supérieur du droit de l'enfant est qu'il soit pris en charge dans le pays dans lequel il se trouve, et immédiatement." affirme Martine Landry. "Donc tout enfant qui se trouve soit à la frontière, soit en France, doit être pris en charge par l'aide sociale à l'enfance."

Après une première comparution le 8 janvier, le parquet a décidé de renvoyer l'audience au 14 février afin d'examiner le dossier sur le fond. A la demande du procureur, il est, pour les mêmes raisons, une seconde fois reporté, au 11 avril.

Des dizaines de militants étaient présents ce mercredi devant le tribunal pour afficher leur soutien à Martine Landry. Elle est également soutenue par différentes associations telles que Amnesty International, Greenpeace, Médecins du monde...

Arrivés par dizaines, les manifestants affichent leur soutien à Martine Landry devant le tribunal de Nice., REUTERS
Arrivés par dizaines, les manifestants affichent leur soutien à Martine Landry devant le tribunal de Nice. © REUTERS

Oriane Renette.

Martine Landry était présente ce mercredi au tribunal correctionnel de Nice, où elle devait être jugée pour avoir facilité l'entrée en France de deux mineurs en situation irrégulière. Elle est poursuivie car elle les aurait accompagnés du poste frontière italien au poste français, le 28 juillet dernier. La militante explique quant à elle que les jeunes guinéens avaient déjà passé la frontière. Mais qu'elle les a accompagnés depuis la frontière jusqu'à la PAF (police aux frontières), où elle a demandé "comme c'est la loi, que la police appelle l'aide sociale à l'enfance, pour placer ces jeunes en foyer, comme ils devaient l'être, et comme les papiers dont ils étaient porteurs l'attestaient."A 73 ans, la militante d'Amnesty International en France risque jusqu'à cinq ans de prison et 30.000€ d'amende. De son côté, elle assure ne pas avoir enfreint la loi mais "avoir fait appliquer la loi". Les mineurs étant protégés par le droit international, elle souhaitait les faire intégrer le circuit de l'aide sociale à l'enfance. "La Convention internationale des droits de l'enfant dit que l'intérêt supérieur du droit de l'enfant est qu'il soit pris en charge dans le pays dans lequel il se trouve, et immédiatement." affirme Martine Landry. "Donc tout enfant qui se trouve soit à la frontière, soit en France, doit être pris en charge par l'aide sociale à l'enfance." Après une première comparution le 8 janvier, le parquet a décidé de renvoyer l'audience au 14 février afin d'examiner le dossier sur le fond. A la demande du procureur, il est, pour les mêmes raisons, une seconde fois reporté, au 11 avril. Des dizaines de militants étaient présents ce mercredi devant le tribunal pour afficher leur soutien à Martine Landry. Elle est également soutenue par différentes associations telles que Amnesty International, Greenpeace, Médecins du monde...Oriane Renette.