"Au cours du week-end, nous avons entendu (Hassan) Nasrallah se vanter de ses projets d'attaque", a déclaré M. Netanyahu lors du conseil des ministres, en référence au chef du Hezbollah.

"Soyons clairs. Si le Hezbollah ose commettre l'erreur d'attaquer Israël, nous lui infligerons un coup militaire dévastateur", a-t-il ajouté.

Hassan Nasrallah a estimé vendredi soir qu'Israël, voisin du Liban, ne serait pas "épargné" en cas de conflit entre les Etats-Unis, alliés d'Israël, et l'Iran.

Dans une interview accordée à la télévision Al-Manar du Hezbollah, il a prévenu que les principales installations israéliennes le long de la côte méditerranéenne, notamment à Tel-Aviv, étaient "à portée" des roquettes du mouvement chiite.

"L'Iran a la capacité de bombarder Israël avec force et férocité", a-t-il ajouté.

Considéré par Israël et les Etats-Unis comme une organisation terroriste, le Hezbollah est un acteur politique majeur au Liban, où il a trois postes au sein du gouvernement.

Israël, qui répète régulièrement qu'il ne laissera pas Téhéran, sa bête noire, s'implanter à sa frontière, vise régulièrement des positions tenues dans la Syrie voisine par l'Iran ou le Hezbollah, alliés du régime de Bachar al-Assad.

Israël avait annoncé en décembre avoir découvert plusieurs tunnels creusés depuis le Liban qui devaient servir selon lui au Hezbollah pour l'attaquer.

Une guerre a opposé en 2006 Israël au Hezbollah. Elle a fait plus de 1.200 morts côté libanais, principalement des civils, et plus de 160 côté israélien, en majorité des soldats.

La crise qui caractérise depuis 40 ans les relations entre les Etats-Unis et l'Iran connaît un nouvel accès de fièvre, sur fond d'escalade dans la région du Golfe et d'inquiétudes pour la survie de l'accord nucléaire iranien, menacé depuis que les Etats-Unis s'en sont retirés et ont rétabli de lourdes sanctions contre l'Iran.