La chef de la diplomatie de l'UE, Catherine Ashton avait demandé, mardi, aux autorités israéliennes de revenir sur leur décision de construire de nouveaux logements juifs dans le secteur à majorité arabe de Jérusalem.

"Ce plan (de construction de 1.300 logements juifs dans le secteur à majorité arabe de Jérusalem) est en contradiction avec les efforts déployés par la communauté internationale pour reprendre les négociations directes et la décision devrait être infirmée", a dit Mme Ashton dans un communiqué.

"Les colonies sont illégales en vertu du droit international, constituent un obstacle à la paix et menacent de rendre une solution à deux Etats impossible", a-t-elle ajouté.

"Il n'y a pas eu de gel de la construction à Jérusalem, et il n'y aura pas un tel gel, telle est la politique des gouvernements israéliens depuis 40 ans", a affirmé, mercredi à la radio publique, Tzvi Hauser, membre de la délégation qui accompagne le Premier ministre Benjamin Netanyahu en visite aux Etats-Unis. "Il n'est pas concevable qu'il y ait des limitations à la construction dans les quartiers où vivent 300.000 habitants", a-t-il ajouté en faisant allusion à la douzaine de quartiers de colonisation israéliens construits à Jérusalem-Est que l'Etat hébreu a annexé.

"Un sujet mineur que l'on transforme en sujet majeur"

Mardi, le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, jugeait "exagérée" l'importance donnée à la question des constructions juives, visant notamment les médias. "C'est un sujet dont on discutera, mais je pense qu'il est exagéré", a-t-il déclaré dans un entretien à la chaîne américaine Fox Business Network.

"Il s'agit d'une poignée d'appartements qui, en réalité, ne changent rien du tout sur la carte, contrairement à l'impression que pourraient donner certaines informations de presse", a-t-il poursuivi, selon des extraits d'un entretien fournis par la chaîne. La question des constructions juives, a insisté M. Netanyahu, "est un sujet mineur que l'on transforme en sujet majeur. Je pense que c'est mal".

La paix entre Israël et les Palestiniens est "dans notre intérêt commun", a encore affirmé Benjamin Netanyahu. Elle dépendra, selon lui, de la volonté des Palestiniens "de reconnaître Israël, de reconnaître l'Etat juif comme nous reconnaissons l'Etat palestinien".

Israël a approuvé lundi la construction de 1.300 logements dans le secteur à majorité arabe de Jérusalem, suscitant la colère des Palestiniens et de Washington et les critiques du secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon, alors que le processus de paix, relancé en septembre, apparaît plus fragile que jamais.

Levif.be avec Belga

La chef de la diplomatie de l'UE, Catherine Ashton avait demandé, mardi, aux autorités israéliennes de revenir sur leur décision de construire de nouveaux logements juifs dans le secteur à majorité arabe de Jérusalem. "Ce plan (de construction de 1.300 logements juifs dans le secteur à majorité arabe de Jérusalem) est en contradiction avec les efforts déployés par la communauté internationale pour reprendre les négociations directes et la décision devrait être infirmée", a dit Mme Ashton dans un communiqué. "Les colonies sont illégales en vertu du droit international, constituent un obstacle à la paix et menacent de rendre une solution à deux Etats impossible", a-t-elle ajouté. "Il n'y a pas eu de gel de la construction à Jérusalem, et il n'y aura pas un tel gel, telle est la politique des gouvernements israéliens depuis 40 ans", a affirmé, mercredi à la radio publique, Tzvi Hauser, membre de la délégation qui accompagne le Premier ministre Benjamin Netanyahu en visite aux Etats-Unis. "Il n'est pas concevable qu'il y ait des limitations à la construction dans les quartiers où vivent 300.000 habitants", a-t-il ajouté en faisant allusion à la douzaine de quartiers de colonisation israéliens construits à Jérusalem-Est que l'Etat hébreu a annexé. "Un sujet mineur que l'on transforme en sujet majeur" Mardi, le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, jugeait "exagérée" l'importance donnée à la question des constructions juives, visant notamment les médias. "C'est un sujet dont on discutera, mais je pense qu'il est exagéré", a-t-il déclaré dans un entretien à la chaîne américaine Fox Business Network. "Il s'agit d'une poignée d'appartements qui, en réalité, ne changent rien du tout sur la carte, contrairement à l'impression que pourraient donner certaines informations de presse", a-t-il poursuivi, selon des extraits d'un entretien fournis par la chaîne. La question des constructions juives, a insisté M. Netanyahu, "est un sujet mineur que l'on transforme en sujet majeur. Je pense que c'est mal". La paix entre Israël et les Palestiniens est "dans notre intérêt commun", a encore affirmé Benjamin Netanyahu. Elle dépendra, selon lui, de la volonté des Palestiniens "de reconnaître Israël, de reconnaître l'Etat juif comme nous reconnaissons l'Etat palestinien". Israël a approuvé lundi la construction de 1.300 logements dans le secteur à majorité arabe de Jérusalem, suscitant la colère des Palestiniens et de Washington et les critiques du secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon, alors que le processus de paix, relancé en septembre, apparaît plus fragile que jamais. Levif.be avec Belga