Les faits se sont produits à la suite d'une opération de police dimanche dans des salons de beauté de cette province ultra-conservatrice, située à la pointe nord de l'île de Sumatra (ouest).

Lors du transfert des transgenres au commissariat, des dizaines d'habitants ont tenté d'attaquer ces employées de salons de beauté, accusées d'enfreindre la loi islamique, mais les forces de l'ordre se sont interposées, selon les autorités.

Des policiers leur ont ensuite coupé les cheveux. Ils les ont aussi forcées à mettre des habits d'hommes et à parler jusqu'à ce qu'une voix masculine puisse être entendue.

"Nous avons reçu des informations de mères de famille selon lesquelles leurs fils ont été opportunés par des transgenres", a déclaré à l'AFP le chef de la police locale, Ahmad Untung Surianata.

"Leur population augmente, je ne veux pas de ça", a-t-il ajouté.

Des défenseurs des droits des homosexuels dans le pays musulman le plus peuplé au monde ont vivement critiqué ces interpellations.

"Je ne comprends pas la logique de la police, c'est clairement de la torture", a dénoncé l'un deux, Hartoyo, qui n'a qu'un patronyme comme nombre d'Indonésiens.

L'an passé à Aceh, deux hommes âgés d'une vingtaine d'années avaient subi des coups de bâton assénés en public pour avoir eu des relations homosexuelles.

A la mi-janvier, un chrétien avait reçu des coups de bâton pour avoir vendu de l'alcool en violation de la charia.

L'homosexualité et les relations entre personnes de même sexe sont légales dans ce pays d'Asie du Sud-Est, sauf à Aceh.

Cette province a commencé à mettre en oeuvre la charia après avoir obtenu un statut d'autonomie en 2001 auprès du gouvernement central de Jakarta, afin de mettre fin à plusieurs décennies de rébellion séparatiste.

Les faits se sont produits à la suite d'une opération de police dimanche dans des salons de beauté de cette province ultra-conservatrice, située à la pointe nord de l'île de Sumatra (ouest).Lors du transfert des transgenres au commissariat, des dizaines d'habitants ont tenté d'attaquer ces employées de salons de beauté, accusées d'enfreindre la loi islamique, mais les forces de l'ordre se sont interposées, selon les autorités.Des policiers leur ont ensuite coupé les cheveux. Ils les ont aussi forcées à mettre des habits d'hommes et à parler jusqu'à ce qu'une voix masculine puisse être entendue."Nous avons reçu des informations de mères de famille selon lesquelles leurs fils ont été opportunés par des transgenres", a déclaré à l'AFP le chef de la police locale, Ahmad Untung Surianata."Leur population augmente, je ne veux pas de ça", a-t-il ajouté.Des défenseurs des droits des homosexuels dans le pays musulman le plus peuplé au monde ont vivement critiqué ces interpellations."Je ne comprends pas la logique de la police, c'est clairement de la torture", a dénoncé l'un deux, Hartoyo, qui n'a qu'un patronyme comme nombre d'Indonésiens.L'an passé à Aceh, deux hommes âgés d'une vingtaine d'années avaient subi des coups de bâton assénés en public pour avoir eu des relations homosexuelles.A la mi-janvier, un chrétien avait reçu des coups de bâton pour avoir vendu de l'alcool en violation de la charia.L'homosexualité et les relations entre personnes de même sexe sont légales dans ce pays d'Asie du Sud-Est, sauf à Aceh.Cette province a commencé à mettre en oeuvre la charia après avoir obtenu un statut d'autonomie en 2001 auprès du gouvernement central de Jakarta, afin de mettre fin à plusieurs décennies de rébellion séparatiste.