Selon le témoignage d'un Afghan à l'AFP, des émeutes ont éclaté devant le retard pris par les pompiers.

"Le feu a commencé dans le camp. Alors, six, sept conteneurs (hébergeant des migrants, ndlr) étaient en flammes. On a appelé les pompiers qui sont arrivés après 20 minutes. On s'est mis en colère", a déclaré Fedouz, 15 ans.

"Il a fallu longtemps pour éteindre l'incendie. Environ une demi-heure. Nous avons aidé les gens qui se trouvaient à l'intérieur des conteneurs. Nous avons trouvé deux enfants complètement carbonisés et une femme morte", a-t-il assuré.

Un porte-parole de Médecins sans Frontières et la police locale ont fait état d'un mort.

Après le déclenchement des violences, la police a tiré des gaz lacrymogènes pour tenter de reprendre le contrôle du camp, a constaté un correspondant de l'AFP. Même si le feu était éteint en fin d'après-midi, les échauffourées s'intensifiaient, certains migrants tentant d'entrer dans le centre de détention du camp, selon Athènes News Agency.

Plus tôt, le chef du district administratif du nord de la mer Egée, Kostas Mountzouris, avait fait état de "sept à huit conteneurs" brûlant à l'intérieur du camp.

Le camp, où les migrants sont souvent logés dans des conteneurs de fret transformés en abris, accueille environ 13.000 personnes alors que les installations ne sont prévues que pour 3.000 personnes.

La Grèce compte actuellement 70.000 migrants, principalement des réfugiés syriens, qui ont fui leur pays depuis 2015 et risqué la traversée depuis les côtes turques voisines.

A la suite d'un accord avec l'Union européenne en 2016, la Turquie a fait des efforts pour limiter ces départs vers la Grèce. Mais ces derniers mois on note une recrudescence.