"La France est une puissance méditerranéenne et n'entend certainement pas renoncer à sa géographie, à son histoire et à ses ambitions, donc bien entendu les ports français ont toute leur place à jouer dans les dispositifs qui seront discutés et qui seront peut-être le cas échéant adoptés", a affirmé M. Philippe lors d'une conférence de presse avec le président de la Commission européenne Jean-Claude Juncker.

Il était interrogé sur le périple de l'Aquarius, ce navire avec plus de 600 migrants à son bord, auquel l'Italie a refusé d'ouvrir ses ports en dénonçant le manque de solidarité de ses voisins européens face à la pression migratoire.

"Nous avons dit que la France ne méconnaîtrait aucune de ses obligations internationales en matière de secours à des personnes qui seraient en situation de danger sur des embarcations", a-t-il rappelé.

"Les obligations qui résultent du droit international, notamment en la matière, doivent être strictement respectées et j'ai indiqué dès le début que la France les respecterait", a encore insisté M. Philippe.

Le Premier ministre n'a par ailleurs pas souhaité s'exprimer sur l'idée de créer des "plateformes de débarquement" situées en dehors du territoire de l'UE, pour les migrants secourus en mer, où seraient distingués les migrants économiques de ceux qui ont besoin d'une protection internationale.

Un débat est prévu sur cette question lors d'un sommet européen en fin de semaine prochaine. En amont, une réunion "informelle" regroupant une dizaine de pays, dont la France et l'Allemagne, et entièrement consacrée à la migration a en outre été convoquée à la dernière minute à Bruxelles dimanche pour "préparer" ce sommet à 28.

"Permettez-moi de laisser la réunion qui sera organisée dimanche travailler et de ne pas préempter ces sujets. La meilleure façon est de procéder en ordre et avec nos partenaires européens pour pouvoir échanger et concevoir des instruments efficaces", a argué M. Philippe.

Un responsable français, ne souhaitant pas être nommé, a toutefois assuré à l'AFP que Paris s'opposerait à la création de telles "plateformes" hors de l'UE, s'il s'agissait d'y conduire des migrants secourus en mer par des navires européens.

"Nous ne pouvons pas refouler des bateaux pour les renvoyer dans les pays tiers, ce n'est pas possible, le droit l'interdit", a-t-il ajouté, plaidant pour que l'UE renforce "les capacités des pays du Maghreb en termes de garde-côtes" pour empêcher les départs vers l'Europe et soutienne les organisations internationales gérant des centres d'accueil de personnes débarquées par ces garde-côtes.

"La France est une puissance méditerranéenne et n'entend certainement pas renoncer à sa géographie, à son histoire et à ses ambitions, donc bien entendu les ports français ont toute leur place à jouer dans les dispositifs qui seront discutés et qui seront peut-être le cas échéant adoptés", a affirmé M. Philippe lors d'une conférence de presse avec le président de la Commission européenne Jean-Claude Juncker.Il était interrogé sur le périple de l'Aquarius, ce navire avec plus de 600 migrants à son bord, auquel l'Italie a refusé d'ouvrir ses ports en dénonçant le manque de solidarité de ses voisins européens face à la pression migratoire."Nous avons dit que la France ne méconnaîtrait aucune de ses obligations internationales en matière de secours à des personnes qui seraient en situation de danger sur des embarcations", a-t-il rappelé. "Les obligations qui résultent du droit international, notamment en la matière, doivent être strictement respectées et j'ai indiqué dès le début que la France les respecterait", a encore insisté M. Philippe.Le Premier ministre n'a par ailleurs pas souhaité s'exprimer sur l'idée de créer des "plateformes de débarquement" situées en dehors du territoire de l'UE, pour les migrants secourus en mer, où seraient distingués les migrants économiques de ceux qui ont besoin d'une protection internationale.Un débat est prévu sur cette question lors d'un sommet européen en fin de semaine prochaine. En amont, une réunion "informelle" regroupant une dizaine de pays, dont la France et l'Allemagne, et entièrement consacrée à la migration a en outre été convoquée à la dernière minute à Bruxelles dimanche pour "préparer" ce sommet à 28."Permettez-moi de laisser la réunion qui sera organisée dimanche travailler et de ne pas préempter ces sujets. La meilleure façon est de procéder en ordre et avec nos partenaires européens pour pouvoir échanger et concevoir des instruments efficaces", a argué M. Philippe.Un responsable français, ne souhaitant pas être nommé, a toutefois assuré à l'AFP que Paris s'opposerait à la création de telles "plateformes" hors de l'UE, s'il s'agissait d'y conduire des migrants secourus en mer par des navires européens."Nous ne pouvons pas refouler des bateaux pour les renvoyer dans les pays tiers, ce n'est pas possible, le droit l'interdit", a-t-il ajouté, plaidant pour que l'UE renforce "les capacités des pays du Maghreb en termes de garde-côtes" pour empêcher les départs vers l'Europe et soutienne les organisations internationales gérant des centres d'accueil de personnes débarquées par ces garde-côtes.