Theresa May va devenir la nouvelle Première ministre du Royaume-Uni ce mercredi, mais quelles sont ses opinions politiques sur les enjeux qui préoccupent ses concitoyens ? Le quotidien britannique The Guardian fait le point sur les questions essentielles.
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Theresa May va devenir la nouvelle Première ministre du Royaume-Uni ce mercredi, mais quelles sont ses opinions politiques sur les enjeux qui préoccupent ses concitoyens ? Le quotidien britannique The Guardian fait le point sur les questions essentielles.Le travail de May sur l'immigration lorsqu'elle était ministre de l'Intérieur en dit long sur sa politique. Elle est d'ailleurs réputée pour avoir une ligne assez dure sur le sujet. Une de ses politiques les plus controversées a été de réduire drastiquement l'immigration provenant de l'extérieur de l'UE. Pour ce faire, elle a interdit aux citoyens britanniques de faire venir leurs épouses ou enfants étrangers au Royaume-Uni, à moins de gagner plus de 18.600 livres par an. La loi est actuellement contestée par les familles à la Cour Suprême.Lors de sa seule intervention dans la campagne du Brexit, Theresa May a insinué que la Grande-Bretagne devrait se retirer de la Convention européenne des Droits de l'Homme, et ce quel que soit le résultat du référendum. Pour elle, la CEDH "est capable de lier les mains du Parlement, n'ajoute rien à la prospérité du pays, le rend moins sûr en empêchant l'expulsion de dangereux ressortissants étrangers et ne fait rien pour changer l'attitude de gouvernements comme celui de la Russie vis-à-vis des droits de l'homme", avait-elle déclaré. Interrogée sur ses plans pour se retirer de la CEDH au lancement de ses fonctions, elle a répondu qu'elle ne cherchait plus à quitter la Convention. Theresa May a voté en faveur de la légalisation du mariage entre personnes de même sexe, car, selon elle, "si deux personnes se soucient l'une de l'autre, si elles s'aiment, alors elles doivent être en mesure de pouvoir se marier". Son opinion sur le sujet a évolué avec le temps, car elle avait précédemment voté contre l'abrogation de la Section 28, un amendement controversé qui interdisait notamment aux écoles publiques de " promouvoir l'enseignement de l'acceptabilité de l'homosexualité en tant que prétendue relation familiale".Concernant la défense des femmes, elle a, durant son mandat de ministre de l'Intérieur, incité à plus d'action contre les violences domestiques, avec notamment une enquête nationale sur le traitement des violences domestiques par la police. Certains militants regrettent cependant qu'elle soit moins concernée par le sort des femmes migrantes. Theresa May a fait des droits des travailleurs la pierre angulaire de son discours de ce lundi : "sous ma direction, le Parti conservateur se mettra - complètement, absolument et sans équivoque - au service des travailleurs ". Elle a promis aux travailleurs de leur donner une place dans les conseils d'administration et s'est prononcée en faveur d'un vote annuel des actionnaires sur la rémunération des dirigeants qui soit contraignant, et non plus consultatif. Elle n'a pourtant pas toujours été une ardente défenseuse des droits des travailleurs, s'étant notamment opposée dans plusieurs discours à un salaire minimum national, à la fin des années 90.