"Tous les Sud-Coréens ont travaillé si dur pour reconstruire le pays qui était en ruines après la guerre de Corée", a déclaré M. Moon lors d'une conférence de presse marquant ses 100 premiers jours à la présidence.

"J'empêcherai la guerre à tout prix. Alors je veux que tous les Sud-Coréens soient convaincus qu'il n'y aura pas la guerre".

La situation s'est considérablement tendue dans la région.

La Corée du Nord a menacé de tirer une salve de missiles à proximité du territoire américain de Guam, dans le Pacifique, même si Pyongyang semble avoir momentanément mis son projet sur pause.

Pyongyang réagissait aux déclarations du président américain Donald Trump qui a promis de déchaîner sur Pyongyang "le feu et la colère" si les menaces nord-coréennes envers les Etats-Unis continuaient. Washington a également dit que son armée était fin prête.

Cette rhétorique belliqueuse fait craindre une erreur de calcul qui aurait des conséquences catastrophiques. Séoul et ses millions d'habitants sont à la portée des forces d'artillerie considérables de la Corée du Nord.

Mais M. Moon a expliqué qu'il disposait d'un veto de facto sur toute action militaire de Washington, allié et garant de la sécurité de la Corée du Sud.

"Personne ne peut prendre de décision sur une action militaire sur la péninsule coréenne sans notre consentement", a-t-il lancé.

"Les Etats-Unis et le président Trump ont également déclaré que, quelle que soit l'option qu'ils choisissent en ce qui concerne la Corée du Nord, une décision ne serait prise qu'après avoir consulté la République de Corée et obtenu son accord", a ajouté M. Moon.

Des manoeuvres américano-coréennes allégées réduiraient les tensions

L'allègement des manoeuvres militaires prévues à partir de lundi entre la Corée du Sud et les Etats-Unis, à défaut d'une annulation, permettrait de réduire les tensions avec la Corée du Nord, a estimé mercredi l'ambassadeur russe à l'ONU.

"De mon humble point de vue, un allègement des exercices, à défaut d'une annulation totale, aiderait à réduire ces tensions", a déclaré Vassily Nebenzia, en réponse à une question de journalistes sur le début de ces manoeuvres la semaine prochaine.

"Nous disons aux deux parties qu'elles devraient s'abstenir de tout ce qui pourrait détériorer la situation", a-t-il ajouté, en se félicitant que la tension, alimentée la semaine dernière par des déclarations virulentes des présidents nord-coréen et américain, ait baissé d'un cran ces derniers jours.

Plus tôt dans la journée, Donald Trump avait salué une décision "sage et raisonnée" du leader nord-coréen Kim Jong-Un qui a annoncé qu'il mettait sur pause un projet de tir de missiles près du territoire américain de Guam.

"C'est un bon signe que la tension soit retombée", a jugé l'ambassadeur russe. "Nous avons besoin d'une feuille de route politique" pour régler la crise nord-coréenne. "Il est temps pour les parties de montrer leur volonté de bouger", a-t-il insisté.

Les Nations unies qui ont pris une série de sanctions ces dernières années contre Pyongyang, réclament l'arrêt de ses programmes d'armement nucléaire et balistique considérés comme mettant à mal la stabilité mondiale. La Corée du Nord ignore les injonctions internationales et justifie le développement de son armée en accusant les Etats-Unis de la menacer.

"Tous les Sud-Coréens ont travaillé si dur pour reconstruire le pays qui était en ruines après la guerre de Corée", a déclaré M. Moon lors d'une conférence de presse marquant ses 100 premiers jours à la présidence. "J'empêcherai la guerre à tout prix. Alors je veux que tous les Sud-Coréens soient convaincus qu'il n'y aura pas la guerre".La situation s'est considérablement tendue dans la région. La Corée du Nord a menacé de tirer une salve de missiles à proximité du territoire américain de Guam, dans le Pacifique, même si Pyongyang semble avoir momentanément mis son projet sur pause. Pyongyang réagissait aux déclarations du président américain Donald Trump qui a promis de déchaîner sur Pyongyang "le feu et la colère" si les menaces nord-coréennes envers les Etats-Unis continuaient. Washington a également dit que son armée était fin prête. Cette rhétorique belliqueuse fait craindre une erreur de calcul qui aurait des conséquences catastrophiques. Séoul et ses millions d'habitants sont à la portée des forces d'artillerie considérables de la Corée du Nord. Mais M. Moon a expliqué qu'il disposait d'un veto de facto sur toute action militaire de Washington, allié et garant de la sécurité de la Corée du Sud. "Personne ne peut prendre de décision sur une action militaire sur la péninsule coréenne sans notre consentement", a-t-il lancé. "Les Etats-Unis et le président Trump ont également déclaré que, quelle que soit l'option qu'ils choisissent en ce qui concerne la Corée du Nord, une décision ne serait prise qu'après avoir consulté la République de Corée et obtenu son accord", a ajouté M. Moon. Des manoeuvres américano-coréennes allégées réduiraient les tensionsL'allègement des manoeuvres militaires prévues à partir de lundi entre la Corée du Sud et les Etats-Unis, à défaut d'une annulation, permettrait de réduire les tensions avec la Corée du Nord, a estimé mercredi l'ambassadeur russe à l'ONU."De mon humble point de vue, un allègement des exercices, à défaut d'une annulation totale, aiderait à réduire ces tensions", a déclaré Vassily Nebenzia, en réponse à une question de journalistes sur le début de ces manoeuvres la semaine prochaine. "Nous disons aux deux parties qu'elles devraient s'abstenir de tout ce qui pourrait détériorer la situation", a-t-il ajouté, en se félicitant que la tension, alimentée la semaine dernière par des déclarations virulentes des présidents nord-coréen et américain, ait baissé d'un cran ces derniers jours. Plus tôt dans la journée, Donald Trump avait salué une décision "sage et raisonnée" du leader nord-coréen Kim Jong-Un qui a annoncé qu'il mettait sur pause un projet de tir de missiles près du territoire américain de Guam. "C'est un bon signe que la tension soit retombée", a jugé l'ambassadeur russe. "Nous avons besoin d'une feuille de route politique" pour régler la crise nord-coréenne. "Il est temps pour les parties de montrer leur volonté de bouger", a-t-il insisté. Les Nations unies qui ont pris une série de sanctions ces dernières années contre Pyongyang, réclament l'arrêt de ses programmes d'armement nucléaire et balistique considérés comme mettant à mal la stabilité mondiale. La Corée du Nord ignore les injonctions internationales et justifie le développement de son armée en accusant les Etats-Unis de la menacer.