Félix Tshisekedi défend un programme ambitieux, avec des priorités justes, a concédé le ministre en charge de la Coopération au développement, Alexander De Croo mais il faut désormais passer aux choses sérieuses. "Ce n'est pas évident, d'autant que le président est dans une situation compliquée avec son partenaire de coalition, l'ancien président Kabila. Mais nous devons essayer de faire au mieux. L'autre option, c'est de croiser les bras pour pouvoir dire, dans deux ans, 'vous voyez'", a-t-il expliqué.

Entretemps, l'insécurité dans l'est du pays reste importante. Des centaines de personnes ont ainsi été tuées ces dernières semaines autour de la ville de Beni, dans des violences attribuées aux rebelles de l'ADF. Mais il semblerait que des membres de l'armée congolaise soient également impliqués dans ces massacres.

Quant à la population, elle a attendu, en vain, l'intervention des Casques bleus de la Monusco. "On critique beaucoup la Monusco et souvent, à juste titre. Mais le problème, c'est l'armée gouvernementale qui ne sert pas toujours les intérêts de la population", a poursuivi le ministre De Croo.

C'est pourquoi la Belgique souhaiterait reprendre la coopération militaire, qui passe notamment par la formation des soldats congolais. La RDC y avait mis fin en 2017 après les critiques belges sur le processus électoral. Cette coopération ne reprendra toutefois pas tout de suite: si Félix Tshisekedi est demandeur, son ministre de la Défense - un fidèle de Kabila - ne s'est pas montré durant la visite gouvernementale belge. Par ailleurs, aucune initiative ne pourra être prise par un gouvernement en affaires courantes.

Parallèlement, les 2 pays pourraient également collaborer en matière de fiscalité, a encore estimé Alexander De Croo. "Ici, les entreprises font des bénéfices gigantesques et payent très peu d'impôts. La fiscalité est la clé: de cette façon, la RDC pourra se financer elle-même. Au cours de cette mission, j'ai remarqué que les responsables congolais étaient prêts à en discuter", a-t-il indiqué.

Enfin, durant les 48 heures que les ministres belges ont passé en RDC, les liens entre les deux Etats ont certainement été approfondis, même si cela ne s'est pas traduit en résultats concrets. Lors de la réouverture du consulat-général à Lubumbashi, Sophie Wilmès a ainsi déclaré que la Belgique et la RDC "regardent ensemble l'avenir avec confiance", une logique que poursuivra sans nul doute le prochain gouvernement fédéral.

Félix Tshisekedi défend un programme ambitieux, avec des priorités justes, a concédé le ministre en charge de la Coopération au développement, Alexander De Croo mais il faut désormais passer aux choses sérieuses. "Ce n'est pas évident, d'autant que le président est dans une situation compliquée avec son partenaire de coalition, l'ancien président Kabila. Mais nous devons essayer de faire au mieux. L'autre option, c'est de croiser les bras pour pouvoir dire, dans deux ans, 'vous voyez'", a-t-il expliqué. Entretemps, l'insécurité dans l'est du pays reste importante. Des centaines de personnes ont ainsi été tuées ces dernières semaines autour de la ville de Beni, dans des violences attribuées aux rebelles de l'ADF. Mais il semblerait que des membres de l'armée congolaise soient également impliqués dans ces massacres. Quant à la population, elle a attendu, en vain, l'intervention des Casques bleus de la Monusco. "On critique beaucoup la Monusco et souvent, à juste titre. Mais le problème, c'est l'armée gouvernementale qui ne sert pas toujours les intérêts de la population", a poursuivi le ministre De Croo. C'est pourquoi la Belgique souhaiterait reprendre la coopération militaire, qui passe notamment par la formation des soldats congolais. La RDC y avait mis fin en 2017 après les critiques belges sur le processus électoral. Cette coopération ne reprendra toutefois pas tout de suite: si Félix Tshisekedi est demandeur, son ministre de la Défense - un fidèle de Kabila - ne s'est pas montré durant la visite gouvernementale belge. Par ailleurs, aucune initiative ne pourra être prise par un gouvernement en affaires courantes. Parallèlement, les 2 pays pourraient également collaborer en matière de fiscalité, a encore estimé Alexander De Croo. "Ici, les entreprises font des bénéfices gigantesques et payent très peu d'impôts. La fiscalité est la clé: de cette façon, la RDC pourra se financer elle-même. Au cours de cette mission, j'ai remarqué que les responsables congolais étaient prêts à en discuter", a-t-il indiqué. Enfin, durant les 48 heures que les ministres belges ont passé en RDC, les liens entre les deux Etats ont certainement été approfondis, même si cela ne s'est pas traduit en résultats concrets. Lors de la réouverture du consulat-général à Lubumbashi, Sophie Wilmès a ainsi déclaré que la Belgique et la RDC "regardent ensemble l'avenir avec confiance", une logique que poursuivra sans nul doute le prochain gouvernement fédéral.