La présidente du parti Front national (FN) a ajouté vouloir aussi faire payer aux parents étrangers, en situation régulière mais qui ne travaillent pas, une "contribution" aux frais de scolarité de leurs enfants.

"Je n'ai rien contre les étrangers, mais je leur dis: 'Si vous venez dans notre pays, ne vous attendez pas à ce que vous soyez pris en charge, à être soignés, que vos enfants soient éduqués gratuitement, maintenant c'est terminé, c'est la fin de la récréation!'", a déclaré Marine Le Pen lors d'une rencontre avec la presse. "Plus de scolarisation des clandestins. Et contribution au système scolaire de la part des étrangers sauf s'ils cotisent en situation légale", a-t-elle ensuite précisé à l'AFP. "Demander une participation aux étrangers pour la scolarisation de leurs enfants (...) se fait dans beaucoup de pays dans le monde", a-t-elle justifié.

En France, tous les enfants ont droit à une éducation gratuite indépendamment de la situation administrative de leurs parents. Les étrangers sans papiers et précaires peuvent également bénéficier de soins gratuits après trois mois de résidence.

La patronne de l'extrême droite qui, selon tous les sondages, devrait se qualifier au second tour de la présidentielle, a également critiqué les aides sociales aux personnes âgées, dont peuvent bénéficier sous conditions certains immigrés.

D'une façon générale, a fait valoir Mme Le Pen, "nous envisageons un accès restreint à la gratuité de certains services publics et à certaines prestations sociales aux étrangers qui arrivent dans le pays et n'ont pas encore cotisé et payé d'impôt. Tout cela sera bien entendu précisé" dans le programme à venir de la candidate.

Marine Le Pen, qui a pris les rênes du FN en 2011 au départ de son père Jean-Marie Le Pen, s'attache depuis à éviter les dérapages racistes qui avaient valu au patriarche de multiples condamnations. Mais elle reste fidèle aux fondamentaux de l'extrême droite, avec un discours très dur contre l'immigration, l'islam et l'Europe.