"Demain chacun de vous aura plus de pouvoir que tous les ministres de l'Ecologie réunis. Demain chacun de vous sera libre de voter contre la ratification du Ceta et exiger ainsi la réouverture des négociations", a écrit Nicolas Hulot dans une lettre ouverte publiée lundi, à la veille du vote à l'Assemblée nationale.

Après avoir mis en cause récemment le libre-échange comme facteur du dérèglement climatique, le militant écologiste s'inquiète des normes et de la remise en cause du principe de précaution dans le cadre de cet accord controversé, qui a déjà donné lieu à de vifs débats entre députés. Perturbateurs endocriniens, pesticides et autres substances cancérigènes, mutagènes ou reprotoxiques pourraient faire leur entrée en Europe via cet accord commercial qui doit supprimer les droits de douanes sur 98% des produits échangés entre les deux zones.

"Le gouvernement a dû finalement reconnaître que les normes qui s'appliquent sur le sol européen et celles qui s'appliquent à l'importation ne sont pas les mêmes en matière sanitaire et phytosanitaire", souligne l'ancien ministre, qui avait quitté le gouvernement l'an dernier pour protester contre son manque d'implication dans la défense de l'Environnement.