La meilleure défense, c'est l'attaque, a dû penser le candidat de la droite à l'élection présidentielle en organisant la conférence de presse surprise de ce mercredi midi, au détriment même d'une visite, très courue pour les politiques français, au Salon de l'Agriculture à la rencontre d'agriculteurs de plus en plus tentés de délaisser la droite classique au profit du Front national.

C'est que l'enjeu était de taille: expliquer pourquoi, malgré une convocation par les juges d'instruction en charge de l'affaire du Penelopegate en vue d'une mise en examen le 15 mars, il ne renoncerait pas à être candidat à la présidentielle alors que le 26 janvier au journal de 20h de TF1, il avait annoncé le contraire. L'ancien Premier ministre français a donc énuméré tous les éléments qui, dans son entendement, établissent que l'enquête qui le vise depuis les révélations du Canard enchaîné est "exclusivement à charge". Rapidité de la convocation pour une mise en examen alors que les juges viennent à peine d'être saisis du dossier; mise en examen annoncée pour le 15 mars, soit à deux jours de la clôture du dépôt des candidatures pour la présidentielle; fuites orientées à destination de la presse; absence de prise en compte des "arguments de faits" et des arguments juridiques développés par ses avocats, etc., etc.

François Fillon s'est donc érigé en victime expiatoire d'une justice accusée de vouloir perpétrer "un assassinat politique". C'est de la sorte "la démocratie qui est percutée", a-t-il énoncé. Et il en a appelé à la résistance des Français, exprimant sa "détermination redoublée" à concourir entre "la folle aventure de l'extrême droite" et "la poursuite du hollandisme" qu'incarnerait Emmanuel Macron.

En ces temps où il est de bon ton de dézinguer les corps constitués, magistrats, juges, journalistes et... politiques, la posture du résistant face à un "système injuste" peut effectivement résonner dans l'esprit d'électeurs laissés-pour-compte. Mais en ne répondant toujours pas de façon crédible sur le fond du dossier, l'emploi présumé fictif de membres de sa famille grassement rémunérés, le candidat de la droite et ancien chantre de la probité et de l'austérité continue d'exposer sa campagne électorale au feuilleton judiciaire et aux récriminations populaires et ne se prémunit pas plus d'un rejet des électeurs qui ne constituent pas le noyau dur des votants de la droite classique. Or pour remporter la présidentielle et même pour accéder au second tour, son seul électorat de convaincus ne suffira pas à François Fillon...

La meilleure défense, c'est l'attaque, a dû penser le candidat de la droite à l'élection présidentielle en organisant la conférence de presse surprise de ce mercredi midi, au détriment même d'une visite, très courue pour les politiques français, au Salon de l'Agriculture à la rencontre d'agriculteurs de plus en plus tentés de délaisser la droite classique au profit du Front national.C'est que l'enjeu était de taille: expliquer pourquoi, malgré une convocation par les juges d'instruction en charge de l'affaire du Penelopegate en vue d'une mise en examen le 15 mars, il ne renoncerait pas à être candidat à la présidentielle alors que le 26 janvier au journal de 20h de TF1, il avait annoncé le contraire. L'ancien Premier ministre français a donc énuméré tous les éléments qui, dans son entendement, établissent que l'enquête qui le vise depuis les révélations du Canard enchaîné est "exclusivement à charge". Rapidité de la convocation pour une mise en examen alors que les juges viennent à peine d'être saisis du dossier; mise en examen annoncée pour le 15 mars, soit à deux jours de la clôture du dépôt des candidatures pour la présidentielle; fuites orientées à destination de la presse; absence de prise en compte des "arguments de faits" et des arguments juridiques développés par ses avocats, etc., etc.François Fillon s'est donc érigé en victime expiatoire d'une justice accusée de vouloir perpétrer "un assassinat politique". C'est de la sorte "la démocratie qui est percutée", a-t-il énoncé. Et il en a appelé à la résistance des Français, exprimant sa "détermination redoublée" à concourir entre "la folle aventure de l'extrême droite" et "la poursuite du hollandisme" qu'incarnerait Emmanuel Macron.En ces temps où il est de bon ton de dézinguer les corps constitués, magistrats, juges, journalistes et... politiques, la posture du résistant face à un "système injuste" peut effectivement résonner dans l'esprit d'électeurs laissés-pour-compte. Mais en ne répondant toujours pas de façon crédible sur le fond du dossier, l'emploi présumé fictif de membres de sa famille grassement rémunérés, le candidat de la droite et ancien chantre de la probité et de l'austérité continue d'exposer sa campagne électorale au feuilleton judiciaire et aux récriminations populaires et ne se prémunit pas plus d'un rejet des électeurs qui ne constituent pas le noyau dur des votants de la droite classique. Or pour remporter la présidentielle et même pour accéder au second tour, son seul électorat de convaincus ne suffira pas à François Fillon...