"La chancelière est convaincue" que le sujet "doit figurer à l'agenda des pays du G7 quand ils se réuniront ce week-end" à Biarritz, en France, a déclaré Steffen Seibert lors d'une conférence régulière à Berlin.

"La chancelière soutient complètement le président français" sur ce point, a-t-il ajouté.

"L'ampleur des feux sur le territoire de l'Amazonie est effrayante et menaçante, non seulement pour le Brésil et les autres pays concernés, mais pour le monde entier", a ajouté M. Seibert.

La veille, M. Macron s'est alarmé dans un tweet des feux qui ravagent la plus vaste forêt tropicale de la planète, parlant de "crise internationale" et donnant rendez-vous aux pays industrialisés du G7 "pour parler de cette urgence".

Le président brésilien a accusé en retour son homologue français d'avoir "une mentalité colonialiste" et de vouloir "instrumentaliser" le sujet "pour des gains politiques personnels".

Le secrétaire général de l'ONU Antonio Guterres avait déclenché auparavant la salve d'appels à sauver l'Amazonie en se disant sur Twitter "profondément préoccupé" par les incendies.

Si l'avancée des feux était très difficile à évaluer, l'Institut national de recherche spatiale (INPE) a fait état de près de 2.500 nouveaux départs de feu en l'espace de 48 heures dans l'ensemble du Brésil.

D'après l'INPE, 75.336 feux de forêt ont été enregistrés dans le pays de janvier jusqu'au 21 août - soit 84% de plus que sur la même période de l'an dernier - et plus de 52% concernent l'Amazonie.