Des images et des vidéos montrant les conditions de vie de mineurs migrants dans des camps de détentions ont été diffusées ce week-end par les autorités et ont choqué l'Amérique. Selon les chiffres officiels, cette situation concerne 2 342 enfants qui sont placés dans des cages dans des camps pour mineurs. Ils restent enfermés 22 heures par jour sans communication avec leur famille. Sur les images, on découvre des enfants qui dorment sur des lits de camp, on peut aussi les voir, entassés dans des cages grillagées. Un enregistrement circule également sur la toile. On peut entendre des cris d'enfants et de jeunes adolescents qui appellent leur mère en pleurs.

Une politique inhumaine et inadmissible

La situation est qualifiée ''d'inadmissible" par l'ONU et de "torture" par Amnesty International. La ministre de la Sécurité intérieure, Kirstjen Nielsen, a répondu que les rumeurs de mauvais traitements étaient fausses et que les enfants étaient bien traités. Pour elle, la majeure partie des mineurs migrants n'ont pas été séparés de leur famille. La cheffe des démocrates à la Chambre Nancy Pelosi, avait, quant à elle, qualifié la politique gouvernementale américaine ''d'inhumaine et barbare", après une visite dans l'un des camps.

Comment expliquer une telle situation ? Pour l'administration de Trump, les sans-papiers interpellés par la police ne doivent pas être relâchés, même s'ils sont accompagnés de mineurs. Les enfants ne peuvent pas être retenus avec la personne majeure qui les accompagne en attendant la décision de justice. Les enfants sont donc placés dans des camps, comme c'était déjà le cas sous Barack Obama. Le but est de ne pas encourager l'immigration en ne punissant pas les personnes accompagnées de mineurs. "Nous ne pouvons pas et n'allons pas encourager les gens à amener des enfants en leur donnant une vaste immunité face à nos lois", s'est ainsi justifié hier, Jeff Sessions, le ministre de la Justice.

Des enfants pris en otage pour faire avancer la réforme

Pour Donald Trump, la faute revient à la minorité démocrate qui empêche une réforme migratoire.

"Ce qui arrive est tellement triste. Et cela pourrait être réglé rapidement, magnifiquement, et nous serions en sécurité", déclare-t-il, "Les Etats-Unis ne deviendront pas un camp pour migrants et ne deviendront pas un centre de rétention pour réfugiés"

Au congrès, républicains et démocrates s'affrontent depuis des mois, au sujet d'une éventuelle réforme sur l'immigration. "Certains dans l'administration ont décidé que cette politique cruelle renforçait leur pouvoir d'influence" a posté sur Facebook Ben Sasse, un sénateur républicain. Pour lui , il est inacceptable que la maison blanche prenne les enfants en otage pour faire avancer le débat sur la réforme migratoire. Selon les sondages, deux tiers des Américains se déclarent défavorables à cette politique, tandis que la majorité des républicains se déclare pour.

L'enregistrement des cris d'enfants dans les centres de détention. Attention , cet enregistrement peut comporter des passages susceptibles de choquer.

Félicia Mauro

Des images et des vidéos montrant les conditions de vie de mineurs migrants dans des camps de détentions ont été diffusées ce week-end par les autorités et ont choqué l'Amérique. Selon les chiffres officiels, cette situation concerne 2 342 enfants qui sont placés dans des cages dans des camps pour mineurs. Ils restent enfermés 22 heures par jour sans communication avec leur famille. Sur les images, on découvre des enfants qui dorment sur des lits de camp, on peut aussi les voir, entassés dans des cages grillagées. Un enregistrement circule également sur la toile. On peut entendre des cris d'enfants et de jeunes adolescents qui appellent leur mère en pleurs.Une politique inhumaine et inadmissibleLa situation est qualifiée ''d'inadmissible" par l'ONU et de "torture" par Amnesty International. La ministre de la Sécurité intérieure, Kirstjen Nielsen, a répondu que les rumeurs de mauvais traitements étaient fausses et que les enfants étaient bien traités. Pour elle, la majeure partie des mineurs migrants n'ont pas été séparés de leur famille. La cheffe des démocrates à la Chambre Nancy Pelosi, avait, quant à elle, qualifié la politique gouvernementale américaine ''d'inhumaine et barbare", après une visite dans l'un des camps.Comment expliquer une telle situation ? Pour l'administration de Trump, les sans-papiers interpellés par la police ne doivent pas être relâchés, même s'ils sont accompagnés de mineurs. Les enfants ne peuvent pas être retenus avec la personne majeure qui les accompagne en attendant la décision de justice. Les enfants sont donc placés dans des camps, comme c'était déjà le cas sous Barack Obama. Le but est de ne pas encourager l'immigration en ne punissant pas les personnes accompagnées de mineurs. "Nous ne pouvons pas et n'allons pas encourager les gens à amener des enfants en leur donnant une vaste immunité face à nos lois", s'est ainsi justifié hier, Jeff Sessions, le ministre de la Justice.Des enfants pris en otage pour faire avancer la réformePour Donald Trump, la faute revient à la minorité démocrate qui empêche une réforme migratoire."Ce qui arrive est tellement triste. Et cela pourrait être réglé rapidement, magnifiquement, et nous serions en sécurité", déclare-t-il, "Les Etats-Unis ne deviendront pas un camp pour migrants et ne deviendront pas un centre de rétention pour réfugiés"Au congrès, républicains et démocrates s'affrontent depuis des mois, au sujet d'une éventuelle réforme sur l'immigration. "Certains dans l'administration ont décidé que cette politique cruelle renforçait leur pouvoir d'influence" a posté sur Facebook Ben Sasse, un sénateur républicain. Pour lui , il est inacceptable que la maison blanche prenne les enfants en otage pour faire avancer le débat sur la réforme migratoire. Selon les sondages, deux tiers des Américains se déclarent défavorables à cette politique, tandis que la majorité des républicains se déclare pour.L'enregistrement des cris d'enfants dans les centres de détention. Attention , cet enregistrement peut comporter des passages susceptibles de choquer.Félicia Mauro