"La cellule a été démantelée", s'est empressé d'affirmer samedi le ministre espagnol de l'Intérieur Juan Ignacio Zoido. Mais la police catalane a tenu à nuancer, rappelant qu'"une personne (faisait) toujours l'objet d'un avis de recherche". La cellule, avait indiqué un responsable de la police vendredi, compterait une douzaine de personnes.

Un dispositif a été mis en place samedi soir en Catalogne, impliquant des barrages en relation avec l'enquête, a annoncé la police.

Après l'avoir fait pour l'attentat à la camionnette-bélier de jeudi à Barcelone dont le bilan est de 13 morts et de plus de 120 blessés, l'organisation jihadiste a revendiqué samedi la responsabilité de celui de Cambrils, qui a fait un mort et six blessés, vendredi juste après minuit.

La presse espagnole s'interrogeait elle sur le rôle de l'imam Abdelbaki Es Satty dans l'éventuelle radicalisation très rapide de plusieurs auteurs des attentats --des enfants d'immigrés marocains-- originaires de Ripoll, paisible localité catalane de 10.000 habitants à quelque 700 mètres d'altitude au pied des Pyrénées.

Le domicile de l'homme, qui a disparu depuis mardi, a une nouvelle fois été perquisitionné samedi à l'aube, selon Nourddem, son colocataire qui a assisté à l'opération de police.

Et, pendant ce temps, les policiers recherchaient toujours Younès Abouyaaqoub, un Marocain de 22 ans dont la photo a été diffusée.

"L'imam s'est rendu à plusieurs reprises en Belgique depuis 2015"

L'imam Abdelbaki Es Satty, suspecté d'être à l'origine de la radicalisation de plusieurs membres de la cellule djihadiste responsable des attentats de Barcelone et Cambrils, s'est rendu à plusieurs reprises en Belgique depuis 2015, rapporte le journal espagnol El Periodico.

D'après le quotidien catalan, Abdelbaki Es Satty a été l'imam d'une mosquée de Ripoll depuis 2015 jusqu'à il y a encore deux mois. "Durant cette période, il a voyagé à plusieurs reprises vers la Belgique", écrit le journal. L'article précise que l'hypothèse principale suivie par la police catalane est que l'homme, âgé de 42 ans, se trouve derrière la radicalisation très rapide d'un groupe de jeunes originaires de Ripoll, une petite localité paisible de 10.000 habitants en Catalogne.

L'information sur les voyages à répétition de l'imam en Belgique n'a pas pu être confirmée dans l'immédiat par le parquet fédéral. Sollicité à ce sujet par l'agence Belga, le parquet indique qu'il va collaborer activement avec les autorités espagnoles dans l'intérêt de l'enquête.

El Periodico rapporte par ailleurs que le nom de l'imam est également apparu lors d'une perquisition en lien avec les attentats du 11 mars 2004 perpétrés à Madrid. Lors de cette opération de police dénommée 'Chacal' (Jakhals, en espagnol), des photocopies de documents appartenant à Abdelbaki Es Satty ont été retrouvés dans l'habitation d'un des principaux suspects, Mohamed Mrabet Fhasi. Cet homme a été condamné par le haut tribunal espagnol Audiencia Nacional pour le recrutement de terroristes. Ce jugement a cependant été annulé en appel.

L'Audience nationale espagnole a établi que Mohamed Mrabet Fhasi faisait partie d'une cellule opérant depuis la ville catalane de Santa Coloma de Gramenet, laquelle a aidé le terroriste présumé Mohamed Belhadj à se cacher après les attentats du 11 mars, écrit encore El Periodico. Mohamed Belhadj s'est ensuite enfui via la Belgique et les Pays-Bas pour finalement être arrêté en Syrie. Son frère Youssef a, à l'époque, été arrêté à Molenbeek.

Le bourgmestre de Vilvorde confirme la présence de l'imam dans sa commune

L'imam de la petite ville espagnole de Rippol, qui est vraisemblablement impliqué dans les attentats de Barcelone et Cambrils, avait bien séjourné un moment à Vilvorde, a indiqué, dimanche à la VRT, le bourgmestre de Vilvorde Hans Bonte. Selon le bourgmestre, Abdelbaki Es Satty était vraisemblablement présent à Vilvorde de "janvier à mars l'an dernier".

"Je peux confirmer qu'il était présent à Vilvorde de janvier à mars 2016", explique le bourgmestre de cette commune de la périphérie bruxelloise. L'information selon laquelle il aurait séjourné à Diegem n'a pas pu être confirmée ou infirmée par le bourgmestre de cette commune.

Le secrétaire d'Etat à l'Asile et à la Migration Theo Francken a précisé dimanche sur Twitter que l'imam, connu sous le nom d'Adbelbaki Es Satty, n'était pas connu de l'Office des étrangers. "Il n'a donc jamais demandé ou reçu un permis de séjour en Belgique. Il est peut-être venu en Belgique, mais l'Office des étrangers ne dispose de rien à ce sujet"

"La cellule a été démantelée", s'est empressé d'affirmer samedi le ministre espagnol de l'Intérieur Juan Ignacio Zoido. Mais la police catalane a tenu à nuancer, rappelant qu'"une personne (faisait) toujours l'objet d'un avis de recherche". La cellule, avait indiqué un responsable de la police vendredi, compterait une douzaine de personnes.Un dispositif a été mis en place samedi soir en Catalogne, impliquant des barrages en relation avec l'enquête, a annoncé la police.Après l'avoir fait pour l'attentat à la camionnette-bélier de jeudi à Barcelone dont le bilan est de 13 morts et de plus de 120 blessés, l'organisation jihadiste a revendiqué samedi la responsabilité de celui de Cambrils, qui a fait un mort et six blessés, vendredi juste après minuit.La presse espagnole s'interrogeait elle sur le rôle de l'imam Abdelbaki Es Satty dans l'éventuelle radicalisation très rapide de plusieurs auteurs des attentats --des enfants d'immigrés marocains-- originaires de Ripoll, paisible localité catalane de 10.000 habitants à quelque 700 mètres d'altitude au pied des Pyrénées.Le domicile de l'homme, qui a disparu depuis mardi, a une nouvelle fois été perquisitionné samedi à l'aube, selon Nourddem, son colocataire qui a assisté à l'opération de police. Et, pendant ce temps, les policiers recherchaient toujours Younès Abouyaaqoub, un Marocain de 22 ans dont la photo a été diffusée.L'imam Abdelbaki Es Satty, suspecté d'être à l'origine de la radicalisation de plusieurs membres de la cellule djihadiste responsable des attentats de Barcelone et Cambrils, s'est rendu à plusieurs reprises en Belgique depuis 2015, rapporte le journal espagnol El Periodico.D'après le quotidien catalan, Abdelbaki Es Satty a été l'imam d'une mosquée de Ripoll depuis 2015 jusqu'à il y a encore deux mois. "Durant cette période, il a voyagé à plusieurs reprises vers la Belgique", écrit le journal. L'article précise que l'hypothèse principale suivie par la police catalane est que l'homme, âgé de 42 ans, se trouve derrière la radicalisation très rapide d'un groupe de jeunes originaires de Ripoll, une petite localité paisible de 10.000 habitants en Catalogne. L'information sur les voyages à répétition de l'imam en Belgique n'a pas pu être confirmée dans l'immédiat par le parquet fédéral. Sollicité à ce sujet par l'agence Belga, le parquet indique qu'il va collaborer activement avec les autorités espagnoles dans l'intérêt de l'enquête. El Periodico rapporte par ailleurs que le nom de l'imam est également apparu lors d'une perquisition en lien avec les attentats du 11 mars 2004 perpétrés à Madrid. Lors de cette opération de police dénommée 'Chacal' (Jakhals, en espagnol), des photocopies de documents appartenant à Abdelbaki Es Satty ont été retrouvés dans l'habitation d'un des principaux suspects, Mohamed Mrabet Fhasi. Cet homme a été condamné par le haut tribunal espagnol Audiencia Nacional pour le recrutement de terroristes. Ce jugement a cependant été annulé en appel. L'Audience nationale espagnole a établi que Mohamed Mrabet Fhasi faisait partie d'une cellule opérant depuis la ville catalane de Santa Coloma de Gramenet, laquelle a aidé le terroriste présumé Mohamed Belhadj à se cacher après les attentats du 11 mars, écrit encore El Periodico. Mohamed Belhadj s'est ensuite enfui via la Belgique et les Pays-Bas pour finalement être arrêté en Syrie. Son frère Youssef a, à l'époque, été arrêté à Molenbeek. L'imam de la petite ville espagnole de Rippol, qui est vraisemblablement impliqué dans les attentats de Barcelone et Cambrils, avait bien séjourné un moment à Vilvorde, a indiqué, dimanche à la VRT, le bourgmestre de Vilvorde Hans Bonte. Selon le bourgmestre, Abdelbaki Es Satty était vraisemblablement présent à Vilvorde de "janvier à mars l'an dernier". "Je peux confirmer qu'il était présent à Vilvorde de janvier à mars 2016", explique le bourgmestre de cette commune de la périphérie bruxelloise. L'information selon laquelle il aurait séjourné à Diegem n'a pas pu être confirmée ou infirmée par le bourgmestre de cette commune. Le secrétaire d'Etat à l'Asile et à la Migration Theo Francken a précisé dimanche sur Twitter que l'imam, connu sous le nom d'Adbelbaki Es Satty, n'était pas connu de l'Office des étrangers. "Il n'a donc jamais demandé ou reçu un permis de séjour en Belgique. Il est peut-être venu en Belgique, mais l'Office des étrangers ne dispose de rien à ce sujet"