En vue des nouvelles élections nationales qui auront lieu le26 juin prochain, le parti anti-austérité Podemos et les écolo-communistes de Izquierda Unida (IU) se sont mis d'accord pour former une coalition pré-électorale. Ce qui n'est encore pour l'instant qu'un pré-accord devra être soumis ce mardi et mercredi aux militants des deux partis.

Le quotidien espagnol El Pais décrit déjà cet accord comme une coalition d'une "envergure sans précédent" dans l'histoire de la démocratie espagnole moderne. Tout d'abord, de par son caractère national, mais aussi à cause du nombre de vote que les deux partis pourraient ensemble engranger. Lors du scrutin de décembre dernier, Podemos avait obtenu environ 5 millions de votes. Izquierda Unida en avait récolté près d'un million.

Les élections de décembre dernier avaient débouché sur un blocage politique, alors qu'aucune majorité gouvernementale n'avait pu être dégagée. Ce blocage était principalement dû à l'échec des négociations entre Podemos et le Parti Socialiste espagnol (PSOE), alors deuxième formation du pays. Le Parti Populaire (PP) de l'actuel Premier Ministre Mariano Rajoy s'était, quant à lui, déclaré hors-course malgré sa première place, face à l'impossibilité de dégager des alliances.

Dans le scénario où les Espagnols voteraient de manière plus ou moins identique à décembre dernier, la nouvelle coalition de gauche pourrait bien détrôner le Parti Socialiste de sa seconde place. Les sondages réalisés récemment ont néanmoins présenté une baisse des intentions de vote pour Podemos. Un transfert de voix vers l'IU, qui grimpe dans les intentions de vote ?

Le PP de Mariano Rajoy devrait, pour sa part, encore finir premier en juin. Il tourne actuellement autour des 30% d'intentions de vote dans les sondages. Mais il risque d'avoir à nouveau des difficultés à se trouver des interlocuteurs pour former une majorité gouvernementale. Les élections de décembre ont bel et bien scellé la fin du bipartisme en Espagne, tout en mettant un terme aux rêves de majorité absolue des deux grands partis historiques que sont le PP et le PSOE. Dans l'Espagne d'aujourd'hui, la chance pourrait bien sourire à ceux qui sauront se montrer les plus fins négociateurs.

Arthur Sente, avec AFP et El Pais

En vue des nouvelles élections nationales qui auront lieu le26 juin prochain, le parti anti-austérité Podemos et les écolo-communistes de Izquierda Unida (IU) se sont mis d'accord pour former une coalition pré-électorale. Ce qui n'est encore pour l'instant qu'un pré-accord devra être soumis ce mardi et mercredi aux militants des deux partis.Le quotidien espagnol El Pais décrit déjà cet accord comme une coalition d'une "envergure sans précédent" dans l'histoire de la démocratie espagnole moderne. Tout d'abord, de par son caractère national, mais aussi à cause du nombre de vote que les deux partis pourraient ensemble engranger. Lors du scrutin de décembre dernier, Podemos avait obtenu environ 5 millions de votes. Izquierda Unida en avait récolté près d'un million.Les élections de décembre dernier avaient débouché sur un blocage politique, alors qu'aucune majorité gouvernementale n'avait pu être dégagée. Ce blocage était principalement dû à l'échec des négociations entre Podemos et le Parti Socialiste espagnol (PSOE), alors deuxième formation du pays. Le Parti Populaire (PP) de l'actuel Premier Ministre Mariano Rajoy s'était, quant à lui, déclaré hors-course malgré sa première place, face à l'impossibilité de dégager des alliances.Dans le scénario où les Espagnols voteraient de manière plus ou moins identique à décembre dernier, la nouvelle coalition de gauche pourrait bien détrôner le Parti Socialiste de sa seconde place. Les sondages réalisés récemment ont néanmoins présenté une baisse des intentions de vote pour Podemos. Un transfert de voix vers l'IU, qui grimpe dans les intentions de vote ?Le PP de Mariano Rajoy devrait, pour sa part, encore finir premier en juin. Il tourne actuellement autour des 30% d'intentions de vote dans les sondages. Mais il risque d'avoir à nouveau des difficultés à se trouver des interlocuteurs pour former une majorité gouvernementale. Les élections de décembre ont bel et bien scellé la fin du bipartisme en Espagne, tout en mettant un terme aux rêves de majorité absolue des deux grands partis historiques que sont le PP et le PSOE. Dans l'Espagne d'aujourd'hui, la chance pourrait bien sourire à ceux qui sauront se montrer les plus fins négociateurs.Arthur Sente, avec AFP et El Pais