Le New York Times en appelle au Congrès, en particulier les élus républicains, pour limiter la casse. "Il est crucial que des sénateurs républicains influents rappellent à Trump sa promesse de tenir l'Amérique à l'écart des bourbiers étrangers et de l'empêcher de s'enfoncer davantage dans la guerre avec l'Iran", écrit le média dans un édito. "La crise entre les États-Unis et l'Iran n'a pas encore atteint un point de non-retour. Des voix de la raison peuvent l'en empêcher." Le NYT s'interroge également sur la nécessité des menaces continues du président via Twitter : "La mort du général Soleimani n'était-elle pas censée mettre fin aux menaces dont le président prétend aujourd'hui que l'Amérique est toujours victime ?"

Retour de flammes

Le média estime par ailleurs que "le stratagème de Trump s'est retourné contre lui", notamment en ce qui concerne l'accord nucléaire. "Le président Trump pensait que l'accord nucléaire était imparfait parce que les restrictions imposées à l'Iran prendraient fin après 15 ans. Mais aujourd'hui, au lieu de céder aux pressions américaines, l'Iran a déclaré que ces restrictions étaient terminées - avec une décennie d'avance sur le calendrier", peut-on lire sur leur site. Une analyse que partage le Washington Post : "Le président Trump a contribué à attiser encore plus les flammes avec un tweet menaçant de détruire les sites culturels iraniens - ce que la plupart des juristes internationaux désigneraient comme un crime de guerre - si le régime cherchait à venger la mort de Soleimani."

"Il a joué sa carte la plus forte dans une main stratégique faible", estime en revanche un chroniqueur du Time Magazine avec un parti pris assumé. "Il a fait le pari audacieux que son attaque repousserait le régime iranien et le dissuaderait de futures attaques. C'est un pari qu'il pourrait perdre (avec de terribles conséquences), mais il est bien trop tôt pour juger du résultat."

Leadership en question

Dans une opinion, un ancien correspondant du Time et de CNN présent à Bagdad de 2003 à 2009, pointe les motivations de Donald Trump. Le président a justifié avoir ordonné la frappe pour "stopper la guerre" avec l'Iran. Une allégation qui "n'est tout simplement pas vraie ", écrit le journaliste pour CNN. "C'est audacieux. C'est provocateur. Et ça pourrait enflammer le Moyen-Orient... mais ça n'arrêtera certainement pas une guerre."

Cette décision a également des conséquences nationales pour Donald Trump, dont le début de l'an 2020 était déjà tiraillé entre procédure de destitution et réélection. De quoi "remettre en question le style de leadership de Trump et le soin avec lequel il avait envisagé les conséquences de l'attaque. (...) Il n'y a pas non plus de signe évident d'une stratégie à long terme pour éviter les représailles iraniennes - mis à part les tweets de plus en plus belliqueux de Trump", pointe CNN dans une analyse.

Le New York Times en appelle au Congrès, en particulier les élus républicains, pour limiter la casse. "Il est crucial que des sénateurs républicains influents rappellent à Trump sa promesse de tenir l'Amérique à l'écart des bourbiers étrangers et de l'empêcher de s'enfoncer davantage dans la guerre avec l'Iran", écrit le média dans un édito. "La crise entre les États-Unis et l'Iran n'a pas encore atteint un point de non-retour. Des voix de la raison peuvent l'en empêcher." Le NYT s'interroge également sur la nécessité des menaces continues du président via Twitter : "La mort du général Soleimani n'était-elle pas censée mettre fin aux menaces dont le président prétend aujourd'hui que l'Amérique est toujours victime ?"Le média estime par ailleurs que "le stratagème de Trump s'est retourné contre lui", notamment en ce qui concerne l'accord nucléaire. "Le président Trump pensait que l'accord nucléaire était imparfait parce que les restrictions imposées à l'Iran prendraient fin après 15 ans. Mais aujourd'hui, au lieu de céder aux pressions américaines, l'Iran a déclaré que ces restrictions étaient terminées - avec une décennie d'avance sur le calendrier", peut-on lire sur leur site. Une analyse que partage le Washington Post : "Le président Trump a contribué à attiser encore plus les flammes avec un tweet menaçant de détruire les sites culturels iraniens - ce que la plupart des juristes internationaux désigneraient comme un crime de guerre - si le régime cherchait à venger la mort de Soleimani.""Il a joué sa carte la plus forte dans une main stratégique faible", estime en revanche un chroniqueur du Time Magazine avec un parti pris assumé. "Il a fait le pari audacieux que son attaque repousserait le régime iranien et le dissuaderait de futures attaques. C'est un pari qu'il pourrait perdre (avec de terribles conséquences), mais il est bien trop tôt pour juger du résultat."Dans une opinion, un ancien correspondant du Time et de CNN présent à Bagdad de 2003 à 2009, pointe les motivations de Donald Trump. Le président a justifié avoir ordonné la frappe pour "stopper la guerre" avec l'Iran. Une allégation qui "n'est tout simplement pas vraie ", écrit le journaliste pour CNN. "C'est audacieux. C'est provocateur. Et ça pourrait enflammer le Moyen-Orient... mais ça n'arrêtera certainement pas une guerre."Cette décision a également des conséquences nationales pour Donald Trump, dont le début de l'an 2020 était déjà tiraillé entre procédure de destitution et réélection. De quoi "remettre en question le style de leadership de Trump et le soin avec lequel il avait envisagé les conséquences de l'attaque. (...) Il n'y a pas non plus de signe évident d'une stratégie à long terme pour éviter les représailles iraniennes - mis à part les tweets de plus en plus belliqueux de Trump", pointe CNN dans une analyse.