Le chef des opérations de la marine américaine, l'amiral John Ridcharson, a "ordonné une pause opérationnelle de toutes nos flottes dans le monde entier".

Le destroyer lance-missiles USS John S. McCain est entré en collision lundi à 05H24 (21H24 GMT dimanche) avec un pétrolier battant pavillon du Liberia dans le détroit de Singapour, près du détroit de Malacca. Il faisait route vers la cité-Etat pour une halte de routine.

Les procédures seront "réévaluées de manière exhaustive", a ajouté l'amiral Richardson. "C'est la seconde collision en trois mois et le dernier en date d'une série d'incidents dans le Pacifique. Cette tendance exige une action plus vigoureuse"

Dans la semaine, les commandants devront prendre le temps, "peut-être un ou deux jours", pour s'asseoir avec les équipages et réévaluer leurs pratiques, a-t-il précisé.

L'amiral n'a pas exclu que la collision ait pu être provoquée par un facteur extérieur ou une cyberattaque, tout en soulignant qu'il ne voulait pas préjuger des résultats de l'enquête.

Le secrétaire à la Défense Jim Mattis a promis une "enquête approfondie sur tous les accidents, les incidents en mer", afin d'"examiner tous les facteurs", pas uniquement les facteurs "immédiats".

Large brèche

Dix marins américains sont toujours disparus après la collision avec le navire marchand Alnic MC survenue dans un couloir de navigation fréquenté. Cinq marins ont été légèrement blessés, dont quatre ont été héliportés vers un hôpital singapourien.

La coque du destroyer présentait une large brèche dans laquelle l'eau s'est engouffrée, inondant des couchages, la salle des machines et la salle de radio. L'Alnic n'a lui subi que quelques dégâts.

Une importante opération de secours mobilisant des vaisseaux et des avions de Singapour, de Malaisie, d'Indonésie et des Etats-Unis a été lancée.

Des plongeurs de l'US Navy se sont joints aux secours mardi afin d'explorer les parties du navire inondées pendant l'accident, a dit la marine. Ils vont aussi évaluer les dégâts.

Le navire d'assaut amphibie USS American, arrivé lundi à Singapour, participait aux efforts pour évacuer l'eau du destroyer et réparer ses systèmes.

L'amiral Scott Swift, commandant de la flotte du Pacifique-ouest, s'est rendu à l'hôpital où ont été transportés les blessés.

Le navire endommagé avait gagné péniblement Singapour lundi sous escorte.

C'est la seconde collision impliquant un navire de guerre américain en peu de temps.

Le 17 juin, sept marins avaient péri dans un accident entre le destroyer USS Fitzgerald et un porte-conteneurs battant pavillon philippin, au large du Japon.

'Transparence totale'

Le bâtiment militaire avait été fortement endommagé. De l'eau avait pénétré dans une salle des machines, la salle de radio et des espaces de couchage, dans lesquels des plongeurs avaient retrouvé les corps des marins, âgés de 19 à 37 ans.

D'après Ridzwan Rahmat, expert chez Janes by IHS Markit, cette série noire soulève des questions sur une éventuelle surexploitation des ressources de l'US Navy en Asie, sur "un surmenage des équipages, une trop grande accélération des opérations".

"Est-ce qu'ils en font trop dans la région avec la Corée du Nord, le Japon et la mer de Chine méridionale ?", s'interroge l'expert. Il se demande également si le bâtiment a respecté les règles régissant le trafic maritime dans le détroit de Singapour.

La navire de guerre américain venait de mener "une opération" de promotion de la "liberté de navigation" en mer de Chine méridionale, à la grande fureur de Pékin, qui revendique la quasi totalité de cette région stratégique.

"Pensées et prières pour nos marins de l'US Navy à bord du John S. McCain où des efforts de sauvetage sont en cours", a déclaré sur Twitter le président américain Donald Trump.

Le destroyer doit son nom au père et au grand-père du sénateur américain John McCain, tous deux amiraux dans la marine américaine.

Le ténor républicain, président de la commission de la Défense du Sénat, a réclamé la "transparence totale" de la part de l'US Navy, et que les responsables "répondent de leurs actes". "Je suis d'accord avec l'amiral Richardson, une action plus vigoureuse est urgente pour identifier et corriger les causes des récentes collisions. Nos marins qui risquent leur vie chaque jour, au combat ou en entraînement, ne méritent pas moins".

Le chef des opérations de la marine américaine, l'amiral John Ridcharson, a "ordonné une pause opérationnelle de toutes nos flottes dans le monde entier". Le destroyer lance-missiles USS John S. McCain est entré en collision lundi à 05H24 (21H24 GMT dimanche) avec un pétrolier battant pavillon du Liberia dans le détroit de Singapour, près du détroit de Malacca. Il faisait route vers la cité-Etat pour une halte de routine.Les procédures seront "réévaluées de manière exhaustive", a ajouté l'amiral Richardson. "C'est la seconde collision en trois mois et le dernier en date d'une série d'incidents dans le Pacifique. Cette tendance exige une action plus vigoureuse"Dans la semaine, les commandants devront prendre le temps, "peut-être un ou deux jours", pour s'asseoir avec les équipages et réévaluer leurs pratiques, a-t-il précisé.L'amiral n'a pas exclu que la collision ait pu être provoquée par un facteur extérieur ou une cyberattaque, tout en soulignant qu'il ne voulait pas préjuger des résultats de l'enquête.Le secrétaire à la Défense Jim Mattis a promis une "enquête approfondie sur tous les accidents, les incidents en mer", afin d'"examiner tous les facteurs", pas uniquement les facteurs "immédiats".Dix marins américains sont toujours disparus après la collision avec le navire marchand Alnic MC survenue dans un couloir de navigation fréquenté. Cinq marins ont été légèrement blessés, dont quatre ont été héliportés vers un hôpital singapourien.La coque du destroyer présentait une large brèche dans laquelle l'eau s'est engouffrée, inondant des couchages, la salle des machines et la salle de radio. L'Alnic n'a lui subi que quelques dégâts.Une importante opération de secours mobilisant des vaisseaux et des avions de Singapour, de Malaisie, d'Indonésie et des Etats-Unis a été lancée.Des plongeurs de l'US Navy se sont joints aux secours mardi afin d'explorer les parties du navire inondées pendant l'accident, a dit la marine. Ils vont aussi évaluer les dégâts. Le navire d'assaut amphibie USS American, arrivé lundi à Singapour, participait aux efforts pour évacuer l'eau du destroyer et réparer ses systèmes.L'amiral Scott Swift, commandant de la flotte du Pacifique-ouest, s'est rendu à l'hôpital où ont été transportés les blessés.Le navire endommagé avait gagné péniblement Singapour lundi sous escorte. C'est la seconde collision impliquant un navire de guerre américain en peu de temps.Le 17 juin, sept marins avaient péri dans un accident entre le destroyer USS Fitzgerald et un porte-conteneurs battant pavillon philippin, au large du Japon.Le bâtiment militaire avait été fortement endommagé. De l'eau avait pénétré dans une salle des machines, la salle de radio et des espaces de couchage, dans lesquels des plongeurs avaient retrouvé les corps des marins, âgés de 19 à 37 ans.D'après Ridzwan Rahmat, expert chez Janes by IHS Markit, cette série noire soulève des questions sur une éventuelle surexploitation des ressources de l'US Navy en Asie, sur "un surmenage des équipages, une trop grande accélération des opérations"."Est-ce qu'ils en font trop dans la région avec la Corée du Nord, le Japon et la mer de Chine méridionale ?", s'interroge l'expert. Il se demande également si le bâtiment a respecté les règles régissant le trafic maritime dans le détroit de Singapour.La navire de guerre américain venait de mener "une opération" de promotion de la "liberté de navigation" en mer de Chine méridionale, à la grande fureur de Pékin, qui revendique la quasi totalité de cette région stratégique."Pensées et prières pour nos marins de l'US Navy à bord du John S. McCain où des efforts de sauvetage sont en cours", a déclaré sur Twitter le président américain Donald Trump.Le destroyer doit son nom au père et au grand-père du sénateur américain John McCain, tous deux amiraux dans la marine américaine. Le ténor républicain, président de la commission de la Défense du Sénat, a réclamé la "transparence totale" de la part de l'US Navy, et que les responsables "répondent de leurs actes". "Je suis d'accord avec l'amiral Richardson, une action plus vigoureuse est urgente pour identifier et corriger les causes des récentes collisions. Nos marins qui risquent leur vie chaque jour, au combat ou en entraînement, ne méritent pas moins".