"L'Europe à 27 a atteint ses limites d'action, car certains Etats membres ne partagent pas les étapes sur des questions comme celles des réfugiés, de la zone euro, ou des politiques budgétaires", a dit constater M. Hollande, au cours d'une rencontre avec la presse. Plutôt que de "rester dans un statu quo qui désespère", le socialiste a défendu l'approche - prônée aussi par la Belgique - "d'aller plus loin, avec un ensemble de quelques pays volontaires", sur des sujets tels que l'écologie, la défense, la sécurité, le rapport avec l'Afrique ou la fiscalité du numérique et la préservation des libertés qui y sont liées. L'Europe à plusieurs vitesses est réclamée par plusieurs démocraties de l'ouest, mais les États membres à l'est la voient plutôt comme un risque de les faire décrocher des économies de l'ouest, et veulent continuer d'avancer à l'unanimité. "Il faut déverrouiller le système, que les États de l'Union aillent plus vite et plus loin avec ceux qui le veulent, en passant par un traité qui nous liera", a plaidé l'ex-président français.

Interrogé sur la faiblesse de la social-démocratie en Europe, à l'exception notamment de la Belgique francophone, M. Hollande n'a pas nié ressentir une forme de jalousie, tout en soulignant les différences avec la France. Le PS francophone belge "s'appuie sur tout un maillage syndical, coopératif, mutualiste, des élus bien implantés, des militants, une bonne organisation, dans un pays moins peuplé que la France et donc moins vulnérable aux états de l'opinion", a-t-il analysé. A ses yeux, la social-démocratie doit être renouvelée: son modèle social est "admis, bien que menacé", mais il ne répond pas à d'autres exigences comme l'écologie, des questions de sécurité, le numérique au service de tous (et pas capté par des sociétés qui tirent profit et menacent les libertés), etc. François Hollande dit soutenir l'écosocialisme que le PS francophone met en avant, et insiste sur la justice sociale. "Si on applique juste des solutions sans avoir de redistribution parallèlement, sans changer le mode d'organisation de notre démocratie, il y aura un refus de la mutation écologique, comme le montre la question du prix des carburants et de l'énergie. Plus on veut faire de l'écologie, plus on doit faire du socialisme." Quant à son avenir personnel, M. Hollande se tait. "La meilleure façon de préparer son avenir, c'est de ne pas en parler", a-t-il souri. Briguer un jour un second mandat présidentiel ? "La question ne se pose pas, et donc je n'y réponds pas".

"L'Europe à 27 a atteint ses limites d'action, car certains Etats membres ne partagent pas les étapes sur des questions comme celles des réfugiés, de la zone euro, ou des politiques budgétaires", a dit constater M. Hollande, au cours d'une rencontre avec la presse. Plutôt que de "rester dans un statu quo qui désespère", le socialiste a défendu l'approche - prônée aussi par la Belgique - "d'aller plus loin, avec un ensemble de quelques pays volontaires", sur des sujets tels que l'écologie, la défense, la sécurité, le rapport avec l'Afrique ou la fiscalité du numérique et la préservation des libertés qui y sont liées. L'Europe à plusieurs vitesses est réclamée par plusieurs démocraties de l'ouest, mais les États membres à l'est la voient plutôt comme un risque de les faire décrocher des économies de l'ouest, et veulent continuer d'avancer à l'unanimité. "Il faut déverrouiller le système, que les États de l'Union aillent plus vite et plus loin avec ceux qui le veulent, en passant par un traité qui nous liera", a plaidé l'ex-président français. Interrogé sur la faiblesse de la social-démocratie en Europe, à l'exception notamment de la Belgique francophone, M. Hollande n'a pas nié ressentir une forme de jalousie, tout en soulignant les différences avec la France. Le PS francophone belge "s'appuie sur tout un maillage syndical, coopératif, mutualiste, des élus bien implantés, des militants, une bonne organisation, dans un pays moins peuplé que la France et donc moins vulnérable aux états de l'opinion", a-t-il analysé. A ses yeux, la social-démocratie doit être renouvelée: son modèle social est "admis, bien que menacé", mais il ne répond pas à d'autres exigences comme l'écologie, des questions de sécurité, le numérique au service de tous (et pas capté par des sociétés qui tirent profit et menacent les libertés), etc. François Hollande dit soutenir l'écosocialisme que le PS francophone met en avant, et insiste sur la justice sociale. "Si on applique juste des solutions sans avoir de redistribution parallèlement, sans changer le mode d'organisation de notre démocratie, il y aura un refus de la mutation écologique, comme le montre la question du prix des carburants et de l'énergie. Plus on veut faire de l'écologie, plus on doit faire du socialisme." Quant à son avenir personnel, M. Hollande se tait. "La meilleure façon de préparer son avenir, c'est de ne pas en parler", a-t-il souri. Briguer un jour un second mandat présidentiel ? "La question ne se pose pas, et donc je n'y réponds pas".