En images: Ils vont voter 'oui' ou 'non' à l'indépendance de l'Écosse

En images: Ils vont voter 'oui' ou 'non' à l'indépendance de l'Écosse
"Je suis incroyablement fière d'être écossaise. L'Ecosse est un pays incroyable avec une identité nationale forte et je crois que faire partie de l'union, c'est profiter du meilleur des deux mondes. Je voterais donc non." © REUTERS/Suzanne Plunkett

Les 2.600 bureaux de vote écossais ouvrent leurs portes à 7h locales et ferment à 22h. Les premiers résultats sont attendus vendredi au petit matin.

Quelque 4,29 millions d'électeurs -dont 600.000 ont déjà voté par correspondance- sont appelés aux urnes et une participation massive est attendue, de l'ordre de 80%. Personne ne veut en effet rester silencieux quand l'avenir de l'Ecosse est en jeu et que le scrutin s'annonce serré.

Après avoir largement mené dans les intentions de vote, le non à l'indépendance a marqué le pas ces dernières semaines, rattrapé par le oui qui a mené une campagne plus agressive et visible. Les derniers sondages donnaient cependant un léger avantage aux tenants du maintien de l'union, mais avec un nombre d'indécis suffisamment important pour faire pencher la balance. Cette indépendance "faisons-la!", a appelé le leader des indépendantistes et Premier ministre écossais, Alex Salmond, dans une lettre solennelle publiée par la presse mercredi.

(avec Belga, photos: Reuters)

NON: Samantha Bartholomew, 36 ans, corporate affairs manager. © REUTERS/Suzanne Plunkett

"Je suis incroyablement fière d'être écossaise. L'Ecosse est un pays incroyable avec une identité nationale forte et je crois que faire partie de l'union, c'est profiter du meilleur des deux mondes. Je voterai donc non."

OUI: Vivienne Westwood, 73 ans, designer. © REUTERS/Suzanne Plunkett

"Ce serait absolument génial si le 'oui' l'emportait... Le futur pourrait être incroyable et l'Ecosse gagnerait en importance et influence sur le monde."

NON: Ruth, 39 ans, étudiante de l'Alexander Technique. © REUTERS/Suzanne Plunkett

"Nous sommes meilleurs ensemble, nous sommes unis depuis si longtemps et les arguments des partisans du 'oui' ne tiennent pas la route."

OUI: Lewis MacAskill, 23 ans, universitaire. © REUTERS/Cathal McNaughton

"Je veux voir un avenir plus équitable et prospère pour l'Ecosse, le pays peut prendre soin de son peuple et a déjà vécu des épreuves difficiles. Je ne veux pas me faire écraser par un gouvernement conservateur pour lequel on n'a pas voté."

OUI: Josie Smith, 29 ans, styliste et écrivain. © REUTERS/Suzanne Plunkett

La styliste originaire d'Écosse pense que les gens sont effrayés du changement, ce qui pourrait les empêcher de voter 'oui'. Néanmoins, elle ne croit pas que l'indépendance réglerait tous les problèmes de l'Écosse.

NON: Alvan Melbourne, 83 ans, vendeur retraité. © REUTERS/Suzanne Plunkett

"C'est triste, pourquoi ne veulent-ils plus être avec nous?"

OUI: Bob Duncan, 56 ans, informaticien © REUTERS/Cathal McNaughton

"La raison principale de mon vote, c'est le manque de démocratie. Je veux être sûr que l'Écosse ait droit au gouvernement qu'elle élit."

NON: Minnie Torrens. © REUTERS/Paul Hackett

"Je suis originaire d'Irlande mais j'ai vécu en Écosse pendant 26 ans et je crois que nous bénéficions tous de l'union."

OUI: Jack Cunningham, 19 ans, vendeur de jeux vidéo. © REUTERS/Paul Hackett

"Je veux vraiment qu'on supprime les armes nucléaires. Cameron et ses collègues sont trop aristocrates. Je n'ai rien contre les Anglais, je crois juste que nous devrions nous occuper de nos propres affaires."

NON: Ken Brown, chimiste retraité. © REUTERS/Paul Hackett

"Je crois qu'en tant que pays, nous sommes bien mieux ensemble. L'Écosse est plutôt socialiste de nature et ça devra être payé avec une taxation plus élevée."

NON: Julie Threapleton, 41 ans, écrivain. © REUTERS/Suzanne Plunkett

"Je ne crois pas que les Écossais seront mieux en tant que nation souveraine. Ni que le pétrole doive être un facteur décisif. Les ressources s'épuisent, les gens non."

OUI: Margaret Ann MacLeod, 46 ans, dentiste. © REUTERS/Cathal McNaughton

"Tout simplement, je veux que le peuple écossais prenne les décisions pour l'Écosse."