Trois autres journalistes sont morts l'année dernière à la suite d'un accident, d'une maladie ou d'une catastrophe naturelle survenue durant leur travail. En 2014, la FIJ avait recensé 135 victimes -dont 118 de faits de violences à leur encontre et 17 autres qui ont perdu la vie lors d'accidents de la route ou de catastrophes naturelles survenus dans le cadre de leur travail-, l'année la plus meurtrière pour la profession restant 2006, avec 155 journalistes et membres des médias tués à la suite de faits de violence. La plupart des décès sont survenus sur différents théâtres de guerre ou de conflits à travers le globe, journalistes et membres de médias étant le plus souvent victimes d'assassinats ciblés, d'attaques à la bombe, de tirs croisés ou encore d'enlèvements sans cesse plus violents.

"Mais il y a d'autres raisons, souvent éloignées des théâtre de guerre, de cibler des journalistes, nombre d'entre eux étant victimes de barons du crime organisé et d'autorités corrompues", pointe le secrétaire général de la FIJ, Anthony Bellanger, cité dans un communiqué. "C'est un constat récurrent de nos rapports: il y a beaucoup plus de tués dans des situations en temps de paix que dans des pays frappés par la guerre". Le rapport établit un classement des pays les plus dangereux en 2015 pour les journalistes et leurs collègues. La France, avec 10 journalistes tués sur son sol, occupe ainsi une sombre première place, due à la tuerie qui a frappé la rédaction de Charlie Hebdo, ex-aequo avec l'Irak et le Yémen.

Les Amériques sont la région du monde la plus dangereuse, avec 27 morts, devant le Moyen-Orient et le monde arabe (25 morts). Viennent ensuite l'Asie-Pacifique (22 morts), l'Afrique (20) et l'Europe (16 morts). En tenant compte des statistiques depuis 1990, c'est la région Asie-Pacifique (571 meurtres) qui ressort comme la plus dangereuse, devant le monde arabe et le Moyen-Orient (473), les Amériques (472), l'Afrique (424) et l'Europe (357). S'agissant des pays, l'Irak, avec 309 journalistes tués, devance les Philippines (146), le Mexique (120), le Pakistan (115), la Fédération de Russie (109), l'Algérie (106), l'Inde (95), la Somalie (75), la Syrie (67) et le Brésil (62).

Le rapport de la FIJ épingle également le peu de réaction à l'encontre des violences commises contre les journalistes, à peine un meurtre de journaliste sur 10 de par le monde faisant l'objet d'une enquête pénale. Le manque d'action afin d'éradiquer l'impunité continue à alimenter la violence dont sont victimes les professionnels des médias, déplore la FIJ.

Trois autres journalistes sont morts l'année dernière à la suite d'un accident, d'une maladie ou d'une catastrophe naturelle survenue durant leur travail. En 2014, la FIJ avait recensé 135 victimes -dont 118 de faits de violences à leur encontre et 17 autres qui ont perdu la vie lors d'accidents de la route ou de catastrophes naturelles survenus dans le cadre de leur travail-, l'année la plus meurtrière pour la profession restant 2006, avec 155 journalistes et membres des médias tués à la suite de faits de violence. La plupart des décès sont survenus sur différents théâtres de guerre ou de conflits à travers le globe, journalistes et membres de médias étant le plus souvent victimes d'assassinats ciblés, d'attaques à la bombe, de tirs croisés ou encore d'enlèvements sans cesse plus violents. "Mais il y a d'autres raisons, souvent éloignées des théâtre de guerre, de cibler des journalistes, nombre d'entre eux étant victimes de barons du crime organisé et d'autorités corrompues", pointe le secrétaire général de la FIJ, Anthony Bellanger, cité dans un communiqué. "C'est un constat récurrent de nos rapports: il y a beaucoup plus de tués dans des situations en temps de paix que dans des pays frappés par la guerre". Le rapport établit un classement des pays les plus dangereux en 2015 pour les journalistes et leurs collègues. La France, avec 10 journalistes tués sur son sol, occupe ainsi une sombre première place, due à la tuerie qui a frappé la rédaction de Charlie Hebdo, ex-aequo avec l'Irak et le Yémen. Les Amériques sont la région du monde la plus dangereuse, avec 27 morts, devant le Moyen-Orient et le monde arabe (25 morts). Viennent ensuite l'Asie-Pacifique (22 morts), l'Afrique (20) et l'Europe (16 morts). En tenant compte des statistiques depuis 1990, c'est la région Asie-Pacifique (571 meurtres) qui ressort comme la plus dangereuse, devant le monde arabe et le Moyen-Orient (473), les Amériques (472), l'Afrique (424) et l'Europe (357). S'agissant des pays, l'Irak, avec 309 journalistes tués, devance les Philippines (146), le Mexique (120), le Pakistan (115), la Fédération de Russie (109), l'Algérie (106), l'Inde (95), la Somalie (75), la Syrie (67) et le Brésil (62). Le rapport de la FIJ épingle également le peu de réaction à l'encontre des violences commises contre les journalistes, à peine un meurtre de journaliste sur 10 de par le monde faisant l'objet d'une enquête pénale. Le manque d'action afin d'éradiquer l'impunité continue à alimenter la violence dont sont victimes les professionnels des médias, déplore la FIJ.