La composition de cette liste, sous-tendue par une double promesse de renouvellement et de pluralisme politique, suscite l'effervescence dans les partis politiques traditionnels, entre tentation du ralliement et quête de revanche les 11 et 18 juin.

"Le jeune président et les vieux partis", titrait cette semaine le quotidien régional La Voix du Nord, pour résumer, à la manière d'une fable, l'électrochoc politique suscité par la victoire du centriste pro-européen, élu à 39 ans, sans attache partisane, sans expérience électorale et sans parti structuré.

Les deux grandes formations de gouvernement, le Parti socialiste (PS) à gauche et Les Républicains (LR) à droite, ont été sèchement éliminées dès le premier tour de l'élection présidentielle.

Alors que les élections présidentielles de 2007 et 2012 se jouaient encore sur le clivage droite-gauche, "aujourd'hui, le rapport à la mondialisation est devenu une faille qui traverse la droite et la gauche" et est en mesure "de faire exploser les partis traditionnels", analysait avant le second tour l'historien Jean-François Sirinelli, dans le quotidien Les Echos.

"Tout va dépendre des législatives et si Emmanuel Macron parvient à avoir une majorité cohérente à l'Assemblée nationale et cela, ce n'est pas du tout garanti", a souligné pour l'AFP le politologue Luc Rouban.

Ebranlées par leurs défaites historiques du premier tour, la gauche socialiste et la droite tâtonnent encore pour définir une stratégie.

Au sein du PS qui s'est effondré à 6,36% des voix, deux mouvements pour "reconstruire la gauche" ont été lancés simultanément mercredi. Et le ralliement à Emmanuel Macron séduit ceux qui défendent une orientation social-libérale, proche de celle du nouveau locataire de l'Elysée.

Parmi eux, l'ancien Premier ministre Manuel Valls a postulé pour devenir "candidat de la majorité présidentielle". Pour lui "ce parti socialiste est mort".

'Petits débauchages'

Avant même le premier tour de la présidentielle, il avait appelé à voter Macron en revenant sur son engagement de soutenir le candidat de son parti, Benoît Hamon, qui l'avait battu lors d'une primaire. On doit savoir dans la journée si sa candidature est finalement retenue.

A droite, l'effet Macron fait aussi des remous. Le secrétaire général adjoint des Républicains Eric Ciotti a accusé le nouveau président de vouloir "détruire" son parti, mais aussi le PS en essayant de faire "des petits débauchages".

"Nous, il ne nous détruira pas. Parce qu'on a une colonne vertébrale, des convictions, des valeurs", a clamé le député des Alpes-Maritimes.

Selon François Baroin, qui conduit la bataille des législatives pour la droite, seule une part "marginale" d'élus LR serait "tentée" de rejoindre le camp présidentiel - et tous seraient exclus.

En coulisses, cependant, les tractations vont bon train entre l'entourage de M. Macron et la frange la plus modérée de la droite.

Le nouveau président, désireux d'élargir sa base, souhaite adresser un signe à son électorat en intégrant au gouvernement des personnalités de droite. Et les noms de certains élus de droite, comme celui du maire du Havre (nord-ouest) Edouard Philippe, circulent comme choix possible pour prendre la tête de son gouvernement.

En attendant, Les Républicains ont validé, sans vote, en bureau politique leur programme amendé pour les législatives, revenant sur quelques dispositions du projet de leur candidat à la présidentielle François Fillon. Une idée générale: améliorer le pouvoir d'achat des Français, en proposant notamment une baisse d'impôts.

L'extrême droite qui comptait devenir "le premier parti d'opposition" après son score historique au second tour de la présidentielle se voit quant à elle affaiblie par la décision de son étoile montante, Marion Maréchal-Le Pen, de se mettre en retrait de la vie politique.

L'élue de 27 ans avait exprimé à de nombreuses reprises son envie de préserver sa vie familiale, de se lancer dans le privé et sa lassitude quant aux relations compliquées avec sa tante Marine Le Pen.

La composition de cette liste, sous-tendue par une double promesse de renouvellement et de pluralisme politique, suscite l'effervescence dans les partis politiques traditionnels, entre tentation du ralliement et quête de revanche les 11 et 18 juin."Le jeune président et les vieux partis", titrait cette semaine le quotidien régional La Voix du Nord, pour résumer, à la manière d'une fable, l'électrochoc politique suscité par la victoire du centriste pro-européen, élu à 39 ans, sans attache partisane, sans expérience électorale et sans parti structuré.Les deux grandes formations de gouvernement, le Parti socialiste (PS) à gauche et Les Républicains (LR) à droite, ont été sèchement éliminées dès le premier tour de l'élection présidentielle.Alors que les élections présidentielles de 2007 et 2012 se jouaient encore sur le clivage droite-gauche, "aujourd'hui, le rapport à la mondialisation est devenu une faille qui traverse la droite et la gauche" et est en mesure "de faire exploser les partis traditionnels", analysait avant le second tour l'historien Jean-François Sirinelli, dans le quotidien Les Echos."Tout va dépendre des législatives et si Emmanuel Macron parvient à avoir une majorité cohérente à l'Assemblée nationale et cela, ce n'est pas du tout garanti", a souligné pour l'AFP le politologue Luc Rouban.Ebranlées par leurs défaites historiques du premier tour, la gauche socialiste et la droite tâtonnent encore pour définir une stratégie.Au sein du PS qui s'est effondré à 6,36% des voix, deux mouvements pour "reconstruire la gauche" ont été lancés simultanément mercredi. Et le ralliement à Emmanuel Macron séduit ceux qui défendent une orientation social-libérale, proche de celle du nouveau locataire de l'Elysée.Parmi eux, l'ancien Premier ministre Manuel Valls a postulé pour devenir "candidat de la majorité présidentielle". Pour lui "ce parti socialiste est mort". Avant même le premier tour de la présidentielle, il avait appelé à voter Macron en revenant sur son engagement de soutenir le candidat de son parti, Benoît Hamon, qui l'avait battu lors d'une primaire. On doit savoir dans la journée si sa candidature est finalement retenue.A droite, l'effet Macron fait aussi des remous. Le secrétaire général adjoint des Républicains Eric Ciotti a accusé le nouveau président de vouloir "détruire" son parti, mais aussi le PS en essayant de faire "des petits débauchages"."Nous, il ne nous détruira pas. Parce qu'on a une colonne vertébrale, des convictions, des valeurs", a clamé le député des Alpes-Maritimes.Selon François Baroin, qui conduit la bataille des législatives pour la droite, seule une part "marginale" d'élus LR serait "tentée" de rejoindre le camp présidentiel - et tous seraient exclus.En coulisses, cependant, les tractations vont bon train entre l'entourage de M. Macron et la frange la plus modérée de la droite. Le nouveau président, désireux d'élargir sa base, souhaite adresser un signe à son électorat en intégrant au gouvernement des personnalités de droite. Et les noms de certains élus de droite, comme celui du maire du Havre (nord-ouest) Edouard Philippe, circulent comme choix possible pour prendre la tête de son gouvernement.En attendant, Les Républicains ont validé, sans vote, en bureau politique leur programme amendé pour les législatives, revenant sur quelques dispositions du projet de leur candidat à la présidentielle François Fillon. Une idée générale: améliorer le pouvoir d'achat des Français, en proposant notamment une baisse d'impôts.L'extrême droite qui comptait devenir "le premier parti d'opposition" après son score historique au second tour de la présidentielle se voit quant à elle affaiblie par la décision de son étoile montante, Marion Maréchal-Le Pen, de se mettre en retrait de la vie politique. L'élue de 27 ans avait exprimé à de nombreuses reprises son envie de préserver sa vie familiale, de se lancer dans le privé et sa lassitude quant aux relations compliquées avec sa tante Marine Le Pen.