Les organisations de défense des droits de l'Homme se sont de leur côté émues de la durée trop courte selon elles de la peine, et se sont inquiétées des appels de la part de personnalités israéliennes à gracier le militaire.

Yousri al-Sharif, le père du Palestinien de 21 ans abattu en mars 2016 alors qu'il gisait au sol après avoir attaqué des soldats couteau et avoir été atteint par leurs balles, a dénoncé un meurtre "barbare".

"Est-ce que c'était un animal pour qu'on le tue de la sorte, de cette manière barbare. Ce n'était pas un animal. C'était un être humain, tout comme" Elor Azaria, a dit Yousri al-Sharif sous un poster dédié au "martyr" Abdel Fattah.

A ses côtés, Fathi, l'oncle du Palestinien tué, a dénoncé "une mascarade de procès".

"On a vu le soldat israélien entrer dans la salle d'audience en souriant, tandis que toute sa famille l'accueillait en l'embrassant et en le serrant dans ses bras", a-t-il dit dans le salon de la modeste maison d'Hébron, grande ville du sud de la Cisjordanie, territoire palestinien occupé par Israël.

La peine infligée "ne reflète pas la gravité des faits", a abondé l'organisation de défense des droits de l'Homme Amnesty International.

En déclarant Elor Azaria coupable début janvier, les juges avaient suscité une "lueur d'espoir de voir les forces israéliennes rendre des comptes quand elles tuent illégalement", mais ils ont délivré "un signal dangereux indiquant que les auteurs d'actes graves contre les Palestiniens sont protégés par le système", selon elle.

Hassan Jabarine, qui dirige Adalah, une ONG arabe israélienne de défense des droits de l'Homme, a estimé que ce procès était "exceptionnel en raison des charges retenues", dont celle d'homicide, mais "pas du tout exceptionnel en raison de son verdict minimal qui reflète l'impunité générale dont bénéficient les membres des forces israéliennes accusés ou même condamnés pour des crimes contre des Palestiniens".

"Envoyer Elor Azaria en prison pour le crime qu'il a commis constitue un message important quand il s'agit de contenir l'usage excessif de la force", a dit Human Rights Watch. "Mais les responsables israéliens devraient aussi dénoncer la rhétorique du tirer-pour-tuer que nombre d'entre eux ont promue, même quand il n'existe pas de menace de mort imminente". Gracier Elor Azaria ou réduire sa peine "ne ferait qu'encourager l'impunité", selon elle.

Les organisations de défense des droits de l'Homme se sont de leur côté émues de la durée trop courte selon elles de la peine, et se sont inquiétées des appels de la part de personnalités israéliennes à gracier le militaire.Yousri al-Sharif, le père du Palestinien de 21 ans abattu en mars 2016 alors qu'il gisait au sol après avoir attaqué des soldats couteau et avoir été atteint par leurs balles, a dénoncé un meurtre "barbare"."Est-ce que c'était un animal pour qu'on le tue de la sorte, de cette manière barbare. Ce n'était pas un animal. C'était un être humain, tout comme" Elor Azaria, a dit Yousri al-Sharif sous un poster dédié au "martyr" Abdel Fattah.A ses côtés, Fathi, l'oncle du Palestinien tué, a dénoncé "une mascarade de procès"."On a vu le soldat israélien entrer dans la salle d'audience en souriant, tandis que toute sa famille l'accueillait en l'embrassant et en le serrant dans ses bras", a-t-il dit dans le salon de la modeste maison d'Hébron, grande ville du sud de la Cisjordanie, territoire palestinien occupé par Israël. La peine infligée "ne reflète pas la gravité des faits", a abondé l'organisation de défense des droits de l'Homme Amnesty International.En déclarant Elor Azaria coupable début janvier, les juges avaient suscité une "lueur d'espoir de voir les forces israéliennes rendre des comptes quand elles tuent illégalement", mais ils ont délivré "un signal dangereux indiquant que les auteurs d'actes graves contre les Palestiniens sont protégés par le système", selon elle.Hassan Jabarine, qui dirige Adalah, une ONG arabe israélienne de défense des droits de l'Homme, a estimé que ce procès était "exceptionnel en raison des charges retenues", dont celle d'homicide, mais "pas du tout exceptionnel en raison de son verdict minimal qui reflète l'impunité générale dont bénéficient les membres des forces israéliennes accusés ou même condamnés pour des crimes contre des Palestiniens"."Envoyer Elor Azaria en prison pour le crime qu'il a commis constitue un message important quand il s'agit de contenir l'usage excessif de la force", a dit Human Rights Watch. "Mais les responsables israéliens devraient aussi dénoncer la rhétorique du tirer-pour-tuer que nombre d'entre eux ont promue, même quand il n'existe pas de menace de mort imminente". Gracier Elor Azaria ou réduire sa peine "ne ferait qu'encourager l'impunité", selon elle.