"Sur décision unilatérale des autorités rwandaises, les citoyens rwandais ne peuvent pas sortir pour Goma", a rapporté un communiqué de la présidence de la République démocratique du Congo.

Les Congolais peuvent quitter la ville rwandaise de Gisenyi, frontalière de Goma, mais sont interdits d'y entrer, ajoute le texte à cause de la fièvre hémorragique qui a déjà fait plus de 1.800 morts en RDC en un an.

Aucune information sur la fermeture de la frontière n'a été communiquée dans l'immédiat par Kigali.

"Cette décision préjudicie plusieurs Congolais et expatriés qui vivent à Gisenyi mais travaillent à Goma", selon la présidence congolaise.

"Les autorités congolaises déplorent cette décision qui va à l'encontre de la recommandation de l'Organisation mondiale de la santé (OMS)" sur la libre circulation des personnes dans la région, ajoute le communiqué.

Un correspondant de l'AFP sur place a constaté que les Rwandais étaient interdits de se rendre à Goma, une ville peuplée d'un à deux millions d'habitants . Les Congolais sont, eux, autorisés de traverser la frontière. En revanche, il leur est interdit de retourner au Rwanda, même ceux qui vivent à Gisenyi.

"Les équipes de riposte continuent de rassurer que la ville de Goma est hors danger après la découverte d'un deuxième cas d'Ebola" mercredi, assure le communiqué congolais. Le malade est ensuite décédé et un troisième cas a également été détecté.

Un premier cas avait été enregistré à Goma le 17 juillet, peu avant le décès du patient.

Le lendemain, l'OMS a élevé la dixième épidémie de fièvre hémorragique Ebola en RDC au rang d'"urgence" sanitaire mondiale.

L'Union africaine avait de son côté mis en garde contre des restrictions de voyages ou en provenance de la RDC malgré le risque de propagation de l'épidémie d'Ebola, des malades pouvant échapper au contrôle aux frontières, en traversant clandestinement à des endroits non contrôlés.

L'épidémie, qui frappe deux provinces de l'est de la RDC (nord-Kivu, dans l'est et Ituri, dans le nord-est) et dure depuis août 2018, a provoqué la mort de plus de 1.800 personnes depuis aout de l'an dernier, un nombre qui augmente de jour en jour.