"Douze (personnes) au total venues de quelques centres périphériques (de Goma) suivant le protocole d'alerte donné par l'équipe de riposte, sont placées sous examen", indique un communiqué de la présidence.

En revanche, "six autres personnes admises dont les résultats ont été testés négatifs à deux reprises, ont été libérées vendredi", ajoute le communiqué. Il précise par ailleurs que "la situation de deux cas avérés, admis depuis quelques jours est stable".

Il s'agit de l'épouse et de la fillette d'un orpailleur décédé jeudi à Goma, testées positives au virus Ebola le même jour.

L'orpailleur, considéré comme le deuxième cas enregistré à Goma, était venu de Mongwalu dans la province voisine de l'Ituri, pour rejoindre son épouse et leurs dix enfants vivant dans un quartier populaire de la ville.

Le premier cas découvert à Goma, carrefour commercial d'environ deux millions d'habitants, avait été détecté mi-juillet.

Il s'agissait d'un homme présenté comme un pasteur venu de Butembo, l'un des principaux foyers de la maladie, à environ 250 km plus au nord.

Au lendemain de son décès, le 17 juillet, l'Organisation mondiale de la santé (OMS) avait élevé la dixième épidémie de fièvre hémorragique Ebola en RDC au rang d'urgence sanitaire mondiale.

Relativement circonscrite dans deux provinces (Nord-Kivu dans l'est et Ituri dans le nord-est), la propagation de l'épidémie à de grands centres urbains densément peuplés et au-delà des frontières de la RDC, lui donnerait une nouvelle dimension.

Jeudi, la frontière de la RDC et du Rwanda a été fermée pendant près de huit heures.

"Depuis le début de l'épidémie, le cumul des cas est de 2.713, dont 2.619 confirmés et 94 probables. Au total, il y a eu 1.823 décès (1.729 confirmés et 94 probables) et 782 personnes guéries", selon un bulletin du ministère de la Santé daté de jeudi.